La crise sanitaire a impacté négativement la vie des  travailleurs et leur liberté,
et ce, dans tous les domaines et secteurs, notamment celui de la santé.

Une conférence de presse s’est tenue samedi dernier au siège de la Confédération générale tunisienne du travail pour célébrer la Fête du Travail et parler de la même occasion des problèmes des travailleurs en Tunisie.

En effet, et en présence des différents corps médiatiques, l’intervenant et secrétaire général de la Confédération des travailleurs, Mohamed Ali Guiza, a précisé lors de cette rencontre que le contexte, dans lequel nous vivons actuellement et causé par la crise sanitaire, a impacté négativement la vie des travailleurs et leur liberté, et ce, dans tous les domaines et secteurs, notamment, celui de la santé. Il a lancé par ailleurs un appel pour assurer les réformes nécessaires dans les secteurs, à l’instar de l’enseignement, du transport, et appelé les autorités et parties concernées à trouver des solutions sérieuses et efficaces pour sauver l’économie nationale.

La Confédération générale tunisienne du travail appelle également les autorités à l’impliquer, avec les différentes organisations nationales, dans toutes les démarches et stratégies suivies afin de trouver une issue et dépasser la crise qui a visiblement impacté le secteur économique et social, en particulier le secteur du tourisme et celui culturel. Notons à ce titre que les activités de certaines entreprises et sociétés œuvrant dans ces domaines sont restées en suspens durant toute la crise et plusieurs travailleurs se retrouvent actuellement au chômage.

Ali Guiza a insisté également sur le rôle que doit jouer le gouvernement pour trouver des solutions efficaces pour tous ceux qui sont dans une situation précaire à cause de la propagation du virus, et ce, en donnant des dons et en aidant les PME (petites et moyennes entreprises) afin de dépasser cette crise.

La confédération lance également un appel aux employeurs de protéger les postes de travail, de ne pas profiter de la crise pour opprimer les employés et de respecter leurs droits en stoppant le harcèlement subi par les syndicalistes et appelle le gouvernement à assumer ses responsabilités et à appliquer la loi pour protéger la liberté syndicale selon le texte de la Constituante et les conventions internationales.

La confédération appelle par ailleurs à instaurer un nouveau contrat social qui implique tous les acteurs dans le domaine économique, social et politique qui rompt avec le non-respect des droits des travailleurs et mise sur le respect total de l’homme.

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