• Mohamed Fadhel Kraiem a fait savoir que les prévisions tablent sur une amélioration de la moisson pour cette campagne de 7%, en comparaison de la précédente, pour atteindre près de 16,5 millions de quintaux de céréales.

• Abdelmajid Ezzar appelle à préparer à l’avance la campagne des grandes cultures, en fournissant tous les équipements et moyens nécessaires, ainsi qu’à œuvrer à améliorer la productivité et le rendement.


Le Chef du gouvernement, Hichem Mechichi, a donné hier, le coup d’envoi à la campagne de la moisson, dans une ferme agricole à Mateur, dans le gouvernorat de Bizerte.

Dans une déclaration aux médias, Mechichi a indiqué que « le secteur agricole demeure, malgré les multiples difficultés, l’un des piliers de l’économie nationale», affirmant l’attachement du gouvernement à soutenir la filière, les professionnels et les agriculteurs.

Mechichi a avancé que la moisson de cette année est meilleure que celle de la campagne précédente, malgré les difficultés enregistrées en raison de l’indisponibilité de certains intrants.

Le Chef du gouvernement a pris connaissance des statistiques relatives à la moisson dans le gouvernorat de Bizerte, laquelle a été estimée par les services du Commissariat régional au développement agricole à 2,5 millions de quintaux dont 1,9 million de quintaux de blé dur, soit une augmentation de 4% par rapport à la saison précédente.

Il a, par ailleurs, pris connaissance des préparatifs logistiques pour la campagne, dont la mobilisation de 310 moissonneuses-batteuses et de 800 botteleuses, l’aménagement de 26 centres de collecte et la réhabilitation en cours de 1300 km de sentiers agricoles.

Le Chef du gouvernement a, en outre, visité en compagnie du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche par Intérim, Mohamed Fadhel Kraiem, la Coopérative centrale du blé de Bizerte Coceble, où il a pris connaissance des opérations de contrôle et de calibrage des céréales au sein de son laboratoire et du déroulement de la collecte.

Il a été aussi à l’écoute des préoccupations des agriculteurs, promettant de trouver les solutions adéquates au niveau central et régional.

Les superficies emblavées dans le gouvernorat de Bizerte s’élèvent à 96 mille hectares dont 73 mille de blé dur. Ce gouvernorat occupe la deuxième place nationale en matière de production, assurant 14% de la production nationale et la quatrième place en matière de superficies emblavées après Béja, Le Kef et Siliana, selon les données du Commissariat régional au développement agricole de Bizerte.

Amélioration prévue de la moisson de 7%

Pour sa part, le ministre par intérim de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Mohamed Fadhel Kraiem, a fait savoir, que les prévisions tablent sur une amélioration de la moisson pour cette campagne de 7%, en comparaison de la précédente, pour atteindre près de 16,5 millions de quintaux de céréales. Il s’agit de 10,75 millions de quintaux de blé dur, 1,16 million de quintaux de blé tendre, 4,3 millions de quintaux d’orge et 232.000 quintaux de triticale, et ce, outre la production de 2,3 millions de quintaux de céréales irriguées. Dans une déclaration aux médias, à l’occasion du lancement de la campagne de la moisson hier, dans une ferme pilote à Mateur, dans le gouvernorat de Bizerte, Kraiem a indiqué «nous nous attendons à une bonne récolte, malgré les difficultés auxquelles est confronté l’agriculteur, notamment en rapport avec la pénurie d’engrais, surtout l’ammonitrate».

Par ailleurs, il a fait savoir que son département a mobilisé tous les moyens logistiques et humains nécessaires, pour assurer les meilleures conditions à la récolte, notamment la mobilisation de 3.550 moissonneuses-batteuses et l’aménagement de 168 centres de collecte permanents. En outre, près de 3.200 agriculteurs ont bénéficié de crédits saisonniers, au titre des grandes cultures, d’une valeur globale de 56,6 millions de dinar (MD).

De son côté, le président de l’Utap, Abdelmajid Ezzar, a appelé à préparer à l’avance la campagne des grandes cultures, en fournissant tous les équipements et moyens nécessaires, ainsi qu’à œuvrer à améliorer la productivité et le rendement, estimant que la production de 15 quintaux par hectare n’est plus suffisante pour l’agriculteur, ni pour le pays qui importe chaque année des céréales pour une valeur de plus de 1.600 MD. Ezzar a appelé aussi à dissocier l’économique du politique et à renforcer les filières de production pour préserver la souveraineté et la sécurité alimentaire, notant que la stabilité de la situation économique favorise la stabilité sociale, la préservation de la liberté et la stabilité politique.

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