Le Comité supérieur des droits de l’Homme et des libertés fondamentales a mis en garde, jeudi, contre le risque pouvant découler d’une détérioration des droits des citoyens en Tunisie, disant craindre une perte de la confiance du citoyen tunisien en l’État et ses institutions.

Cette mise en garde intervient sur fond d’une vidéo, circulant sur la toile et montrant un jeune homme dans la région de Sidi Hassine Séjoumi, dénudé et lynché par des policiers, à même le sol , avant d’être conduit au fourgon.

Dans un communiqué, le Comité supérieur des droits de l’Homme a dénoncé l’interdiction de la présidente du parti destourien libre et ses partisans à exercer leur droit constitutionnel, citant en particulier le droit de manifester pacifiquement.

Par ailleurs, le comité a critiqué le non-respect des aspects juridiques dans la révocation « surprenante » de Imed Boukhris, président de l’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC).

D’après le comité, cette révocation laisse présager que Boukhris avait soulevé certains faits de corruption et présentés des éléments de preuves concernant, notamment, ceux dont la prestation de serment a été refusée, en allusion aux ministres nommés lors du dernier remaniement ministériel.

Le comité supérieur des droits de l’Homme et des libertés fondamentales est une institution nationale dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Il vise la promotion et la protection des droits de l’Homme, la consolidation de leurs valeurs, la diffusion de leur culture et la contribution à la garantie de leur exercice.

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