2 morts à Kiryat Shmona, village du nord de l’entité sioniste situé au niveau de la frontière.

SYNTHÈSE — Des combats opposaient, hier, le Hezbollah aux soldats sionistes en divers points du Liban-Sud. Le Hezbollah a ainsi revendiqué deux opérations contre des soldats sionistes ayant tenté de «s’infiltrer au Liban» au niveau de Labouné, près de Naqoura (Tyr). Le parti chiite a également affirmé avoir tiré des obus d’artillerie et des roquettes sur une force sioniste «tentant d’avancer sur Meis elJabal» et avoir mené une attaque avec «un grand nombre de roquettes» sur la région de Zvulun, à l’est de Haïfa, à une trentaine de kilomètres de la frontière. Hier, le Hezbollah a aussi revendiqué une frappe sur un groupe de soldats sionistes se trouvant au sud de Maroun el-Ras.
Dans la nuit, le Hezbollah avait déjà affirmé avoir repoussé deux tentatives d’infiltration de soldats sionistes, notamment au niveau du village de Blida, dans le caza de Marjeyoun.
Dans ce contexte, des tirs de roquettes venant du Liban ont fait deux morts à Kiryat Shmona, village du nord de l’entité sioniste situé au niveau de la frontière, selon des sources médicales interrogées par le quotidien sioniste Haaretz.

4 morts dans la frappe ennemie sur un centre associatif du Chouf accueillant des déplacés

Par ailleurs, l’aviation sioniste a mené hier un raid aérien sur Wardaniyé, localité du caza du Chouf située au nord de Saïda, qui a fait quatre morts, rapporte le correspondant du quotidien L’Orient-Le Jour dans le Liban-Sud. C’est la première fois que ce village est ciblé depuis le début des affrontements.
Selon des riverains de Wardaniyé, dans le Chouf, le raid sioniste ayant visé le village a été mené avec un missile guidé, qui a frappé le bâtiment abritant les locaux de l’association sociale Dar al-Salam. Ce bâtiment hébergeait plusieurs personnes déplacées du Liban-Sud, notamment de Aïtaroun (Liban-Sud).
Dans un bilan toujours préliminaire, le ministère libanais de la Santé a fait état de quatre morts et dix blessés dans cette frappe. En outre, deux personnes originaires du camp, déplacées à Wardaniyé, sont toujours sous les décombres, fait savoir une source palestinienne dans le camp de Rachidiyé (près de Tyr).
De son côté, le Premier ministre libanais sortant, Nagib Mikati, a affirmé hier que les efforts «arabes et internationaux» pour faire pression sur l’entité sioniste et mener à un cessez-le-feu «d’une durée spécifique» au Liban se poursuivent, déplorant «l’intransigeance israélienne». Il a assuré qu’il continue à «mener les contacts nécessaires», tandis que d’autres pays «arabes et étrangers» font également «pression pour un cessez-le-feu «d’une durée spécifique, donnant le temps de discuter» de la suite et notamment de la «pleine application de la résolution 1701» du Conseil de sécurité.

2.141 Libanais tués et 10.099 blessés, depuis le début de l’agression sioniste

Le bilan de la dernière agression militaire sioniste au Liban, entamée le 23 septembre, s’élève désormais à 2.141 tués et 10.099 blessés, selon le dernier décompte publié hier par le ministère libanais de la Santé. Pour la seule journée de avanthier, on compte 22 tués et 80 blessés.
Par région, au cours de la journée d’avant-hier il y a eu 12 tués et 37 blessés au Liban-Sud, deux tués et 34 blessés à Nabatiyé, un tué et deux blessés à Baalbeck-Hermel. Il est à rappeler qu’une série de frappes sionistes ayant visé la banlieue sud de Beyrouth, avant-hier soir, après un avis d’évacuation de l’armée sioniste, a causé des « destructions massives », selon l’Agence nationale d’information (Ani, officielle). Une série de frappes aériennes a également visé la ville de Baalbeck et ses environs avant-hier soir.

Au moins 7 civils tués dans un raid aérien en Syrie

Parallèlement, le ministère de la Défense syrien a fait état, avant-hier soir, d’au moins sept civils tués dans une frappe sioniste, à Damas, sur un immeuble qui, selon une ONG basée à Londres, était fréquenté par des Gardiens de la Révolution iraniens et des membres du Hezbollah. «L’ennemi israélien a lancé une agression aérienne visant un immeuble résidentiel et commercial dans le quartier densément peuplé de Mazzé, tuant sept civils, dont des femmes et des enfants», a indiqué un communiqué du ministère.
De son côté, l’Observatoire syrien des droits de l’homme, basé à Londres et disposant d’un vaste réseau de sources dans le pays, a fait état de neuf morts, dont cinq civils. Selon cette ONG, la frappe a visé «un immeuble fréquenté par de hauts dirigeants des Gardiens de la Révolution iraniens (l’armée idéologique de la République islamique, ndlr) et des membres du Hezbollah, ainsi qu’une voiture garée devant l’immeuble».
Selon cette organisation, au moins deux des personnes tuées n’étaient pas syriennes, mais elle n’a pas précisé leurs nationalités.

La Presse de Tunisie avec agences et médias

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