Appelant à l’ouverture d’une instruction judiciaire à l’encontre de tous ceux qui complotent contre la sûreté extérieure de l’Etat, plusieurs avocats ont déposé une plainte contre Moncef Marzouki et ses  manœuvres qui, selon eux, tombent sous le coup des dispositions de la loi pénale dans son volet relatif aux atteintes ciblant la sécurité extérieure du pays. Pour sa part, le procureur général près la Cour d’appel a ordonné l’ouverture d’une enquête conformément à l’article 23 du Code de procédure pénale.       

A travers ce qu’il ne cesse de prétendre, en public ou en privé, et bien sûr à celui qui veut bien l’entendre, à travers aussi le discours auquel il fait appel, ou encore les arguments qu’il avance, il n’y a pas pratiquement dans la thèse de Marzouki une piste à creuser, et encore moins des données crédibles qui confirment l’engagement dans lequel il s’est lancé ces derniers temps. Une façon bien particulière de faire du surplace au point d’en perdre la face.

Les Tunisiens sont aujourd’hui en droit de douter du bien-fondé de ses propos, surtout lorsque leur auteur se laisse prendre au piège de la tentation médiatique. D’autant qu’il est dans l’incapacité de faire valoir une vision et un projet politiques, économiques, ou sociaux pour l’avenir du pays.

Il nous semble que Marzouki soit à présent définitivement intégré dans la sphère des mensonges. Tous les aléas et les dépassements qui en découlent nous amènent à nous interroger sur les intentions et les motivations qui le font ainsi courir. Tenir aujourd’hui une «comptabilité» sur les dérapages de l’ancien président de la République, ses manquements et ses erreurs avérées, ce qu’il aurait dû être, ou encore accomplir, ce qu’il risque enfin de devenir, relève d’un exercice de haute voltige.

Faut-il s’habituer aujourd’hui à répéter les mêmes constats et les mêmes causes qui l’empêchent de changer, de se réhabiliter, notamment au-delà de ce qu’il a pris l’habitude de laisser entrevoir ces derniers temps ?

On a malheureusement l’impression qu’il évolue dans un monde  où on ne voit pas comment il peut agir sans déraper. Le bon sens, la morale et la raison oubliés, il ne cesse de miser sur une conjonction de facteurs hors normes, dénaturés et qui n’ont aucun lien avec la réalité, ni de la Tunisie, ni des Tunisiens.

Entre pas de vision, ou une vision trop étroite, il se perd et se trompe chaque fois d’opportunité et les horizons lui manquent.

On avait pourtant espéré qu’il serait capable de se racheter une nouvelle conduite, mais c’est sans compter le fait qu’il soit toujours tenté par la révélation continue et sans fin de démons intérieurs… 

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