Une réalité qui choque, mais rien ne semble pouvoir mettre un terme à cette envie pressante d’atteindre le faux eldorado et de juguler le phénomène de la migration irrégulière. Point n’est besoin de revenir sur les  causes. Elles sont connues de tout le monde. Quant aux solutions, elles se font toujours attendre. Entretemps, ce sont les passeurs, organisés en bandes criminelles très actives dans la traite des personnes, qui se frottent les mains.

Il ne se passe plus un jour sans que nous n’entendions parler d’une embarcation clandestine interceptée par les gardes-côtes ou la marine, de candidats à la migration irrégulière, décédés ou perdus et des familles endeuillées.

Une réalité qui choque, mais rien ne semble pouvoir mettre un terme à cette envie pressante d’atteindre le faux eldorado et de juguler le phénomène de la migration irrégulière. Point n’est besoin de revenir sur les  causes. Elles sont connues de tout le monde. Quant aux solutions, elles se font toujours attendre. Entretemps, ce sont les passeurs, organisés en bandes criminelles très actives dans la traite des personnes, qui se frottent les mains. 

Plusieurs disparus 

Ce week-end, un bateau transportant une trentaine de migrants irréguliers a fait naufrage sur les côtes de La Chebba, causant le décès de quatre personnes, selon un premier bilan, d’après la déclaration du substitut du procureur général et porte-parole des tribunaux de Monastir et Mahdia, Ferid Ben Jeha. Sept personnes ont été secourues et les recherches se poursuivent pour le sauvetage d’autres passagers.

D’après la même source, les unités sécuritaires ont pu cette fois mettre la main sur l’un des principaux organisateurs de cette tentative de migration clandestine ainsi que sur trois autres.  

La barque de la mort est partie depuis la ville de Monastir en direction des côtes italiennes, mais a fini par chavirer à l’aube au large de La Chebba. L’alerte a été donnée par quelques migrants qui ont réussi à rejoindre la rive à la nage. Le nombre de candidats au voyage clandestin dépassait de loin  la capacité de transport de ce bateau de pêche, ce qui explique son naufrage quelques heures après son départ.

Si les unités sécuritaires ont réussi cette fois à arrêter quatre individus impliqués dans l’organisation de cette tentative de migration clandestine, c’est surtout en raison de ce lourd bilan enregistré (quatre décès et 21 disparus). Les passeurs et organisateurs de ces voyages de la mort ne sont pas sans ignorer qu’ils encourent des peines privatives de liberté bien lourdes,  mais il semble qu’ils disposent de réseaux hermétiques impliquant des fois une minorité d’agents véreux relevant des forces sécuritaires.

Pour rappel, en juin 2018, une instruction a été ouverte par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Sfax sur des informations relayées sur les réseaux sociaux autour d’une prétendue «complicité sécuritaire» lors d’une tentative de migration clandestine qui a tourné au drame et causé le décès d’environ 70 personnes dans un naufrage au large de l’île de Kerkennah. Plusieurs hauts cadres sécuritaires avaient été limogés le soir même du drame.

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