LE recours au marché international est certainement une alternative qui a ses raisons, mais elle ne peut pas, elle ne doit pas, être la seule. A titre d’exemple et selon une grande majorité des experts, l’intervention du FMI couvrira à peine 20% des besoins financiers de la Tunisie.      

Chacun a bien sûr son avis. Chacun y va d’ailleurs de son propre raisonnement. Mais certains commentaires et analyses ne font visiblement le tour ni des réalités, ni des contraintes toujours renouvelées dans un environnement encore imparfait. Ce qui est sûr, cependant, c’est que les sources de financement possibles dépendent des discussions avec le Fonds monétaire international, dans la mesure où la Tunisie est toujours à la recherche d’appui et d’une plus grande clémence de la part des bailleurs de fonds internationaux, mais il est autant nécessaire de trouver une réponse à un ensemble de dépenses quasi-incompressibles, à l’instar notamment des salaires, des transferts et des interventions de l’Etat, des dépenses de gestion, de la compression de la dette qui a atteint un niveau plus que jamais élevé.

Il est évident que la Tunisie  encourt, par conséquent, des risques certains au niveau économique, financier et  aussi social. Risque d’absence d’assurance, risque de déséquilibre entre dépenses et recettes, et enfin risque d’un manque de vision, de solutions et d’alternatives aussi bien à court qu’à long terme. En tout cas, l’absence de résultats concrets retient l’attention autant qu’elle met en garde.

Il faut tout de même apporter quelques nuances à ce qui est demandé, voire exigé, et ce qui est vécu et assumé. La Tunisie ne peut plus supporter de tensions, quelles que soient leur nature et leur origine. Economique, politique ou sociale. Les abus et les excès ne seraient, d’une façon ou d’une autre, que réducteurs.

Le problème est que l’environnement politique souffre d’un vide existentiel. Il  est loin de rassurer. Il perd de plus en plus d’acteurs crédibles et de fédérateurs autour desquels les différentes parties pourraient vraiment se rassembler. Ceux qui prétendaient avoir la responsabilité de faire avancer le pays n’ont pas réussi le challenge dans lequel ils s’étaient lancés. Ils n’ont pas compris les besoins des Tunisiens et surtout leurs attentes et aspirations. Mais ceux qui sont aujourd’hui dans le bain doivent retenir les leçons et éviter les défaillances qui avaient conduit leurs prédécesseurs à un échec cuisant.

Il est bon de savoir que la donne et les références ont forcément changé, que la Tunisie entame une nouvelle ère, une nouvelle phase, en fonction des priorités recomposées. L’idée est de repartir sur un nouveau cycle, avec moins de tension et surtout une gestion des affaires publiques complètement différente. Il y a toute une stratégie à développer et à embellir et de grands efforts sont à déployer pour faire oublier plus d’une décennie de déception et de frustration.

Les bonnes choses finissent toujours par arriver. Les acteurs les plus appropriés, aussi et surtout, de rebondir…    

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