Si le recours aux applications mobiles est une alternative de taille pour se déplacer plus rapidement et gagner un temps précieux en Tunisie, à défaut de posséder une automobile, en réalité, il faut les utiliser à titre exceptionnel…

On apprend qu’une nouvelle application mobile vient d’apparaître sur le marché tunisien. Visible sur le taxi connecté qui offre ses services, elle suscite la curiosité de la clientèle. Pour savoir ce qu’elle a dans le ventre comparée à ses devancières. «Les bons prix font les bons projets» promet-elle sur sa page de téléchargement qui offre le service d’un chauffeur professionnel et formé. C’est qu’une application en chasse l’autre à force de progrès technologiques et de prix attractifs tenant compte du service rendu. En espérant que l’infrastructure routière suive. Cette dernière vient concurrencer et contourner les limites des autres applications d’origine américaine ou russe, au fil du temps moins efficaces et judicieuses. La palme à la nouveauté comme souvent. Les applications mobiles dédiées au transport individuel se sont développées à la vitesse grand V ces dernières années, particulièrement en Tunisie. On ne compte plus les plateformes destinées à faciliter l’accès au transport individuel des citoyens. Mais qu’est-ce qui fait donc la notoriété de toutes ces applications qui font désormais parties du quotidien de beaucoup de Tunisiens qui n’arrivent plus à se satisfaire des moyens de Transport public en place ?

Une application pour le covoiturage est en vogue en Tunisie, ces derniers temps. En plus des sites web qui ont rendu de nombreux services aux jeunes Tunisiens, les applications mobiles ont l’avantage d’être plus faciles à utiliser et complètes. Seulement lorsqu’il n’y a pas une déception qui pointe le bout du nez. «C’est une alternative fiable au secteur défectueux des transports publics en Tunisie. Il s’agit d’une application permettant de faire du covoiturage légalement et facilement, grâce à une expérience optimisée». Ce service est destiné aux travailleurs, et enfin au covoiturage à longue distance.

Couacs à l’horizon…

On peut regretter que celles dédiées au transport public soient moins sophistiquées et connaissent un rythme d’évolution très lent. On se souvient de l’application «wassalni» qui n’a pas eu le succès escompté suite à son lancement, il y a 3 ans. C’est une application gratuite qui permet de suivre les véhicules de la Transtu (bus, métro et TGM) et indique l’heure d’arrêt. «Alors maintenant, vous n’avez plus jamais à attendre à la gare» promet-on, sans amélioration tangible en pratique…Malgré la volonté des étudiants derrière ce genre d’initiative, beaucoup de critiques fusent sur leur efficacité. Les tarifs proposés, qui vont du simple au double voireau  triple en fonction de la densité de la circulation, suscitent la controverse auprès de la clientèle qui abandonne le recours à une application mobile onéreuse et qui ne respecte même pas le temps d’attente limité en théorie à deux minutes.

En attendant, de nombreux taxis continuent d’exercer leur acitvité sans recourir aux applications mobiles et coûtent moins cher au client durant ses trajets, mais l’état de leur véhicule laisse parfois à désirer au détriment de leurs homologues branchés, «in» et en phase avec la technologie.

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Charger plus par Mohamed Salem Kechiche
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