Les sujets des examens seront proches de ceux auxquels les élèves sont habitués durant leur scolarité. Un certificat contenant tous les résultats du candidat peut être obtenu sur demande

Après plus de 130.000 candidats au bac et 26.000 candidats à la neuvième, voilà le dernier peloton de 55.000 écoliers qui vient de commencer les épreuves du concours d’admission dans les collèges pilotes.

C’est à partir d’aujourd’hui, donc, et sur une période qui se prolongera jusqu’au 29 juin que ces élèves auront à subir cinq épreuves (arabe, anglais, français, éveil scientifique et maths). Les effectifs qui participent à ce concours ne représentent, en fait, que le tiers des élèves inscrits en sixième année. Par rapport à l’année précédente, on remarque un manque de près d’un millier d’élèves. En réalité, la population poursuivant ses études en sixième année est de plus de 170.000.

Il y a plus d’une vingtaine d’années, c’était tous les élèves qui devaient passer l’examen de sixième au temps où il était obligatoire. Mais depuis la suppression de cet examen sous sa forme obligatoire, c’est la chute et la désorganisation totales.

Aujourd’hui, on en est, tous, à regretter cette malheureuse décision et à souhaiter le rétablissement d’une évaluation crédible et efficace. Tout le monde et, particulièrement, les spécialistes en pédagogie déplorent l’abandon de cette étape d’évaluation décisive. C’est elle, entre autres, qui aurait accéléré la chute du niveau de nos élèves.

A l’heure actuelle, les responsables se dirigent, progressivement, vers l’adoption d’une formule obligatoire de la «Sixième» dans l’espoir de revaloriser le cursus scolaire et réinstaurer les bonnes traditions pédagogiques qui ont fait leurs preuves et prouvé leur efficacité. C’est forts de cette conviction que les parents soutiennent le retour de la «Sixième» telle que tout le monde l’a connue.

Et le déroulement des épreuves à partir de ce jour montre que le Tunisien continue d’accorder un intérêt particulier à tout ce qui touche ses enfants scolarisés. L’évaluation en ce niveau d’enseignement est primordiale même si nous constatons une désaffection au niveau des effectifs participant à cet examen. Certes, l’explication en est simple. Les parents évitent d’inscrire leurs enfants à ce concours parce que le nombre de places offertes dans les établissements pilotes est restreint. Il n’est que de 3.750, soit moins de 10%.

En outre, on considère que la concurrence est rude. Il faudrait avoir au moins 15/20 pour pouvoir décrocher une de ces places. Bien sûr, on avait vu ces derniers temps des gens qui appelaient à réduire ce seuil à moins de 15/20. Seulement, on oublie qu’il s’agit d’un concours qui doit être, par essence, sélectif. Sinon, pourquoi le faire? On ne va pas, à travers un concours, accepter des élites au rabais.

Toujours est-il que, pour l’heure, les choses sont ce qu’elles sont et nos élèves sont tout à fait sereins et affrontent avec courage et détermination cette échéance nationale. A cet effet, le ministère a aménagé 274 centres d’examen à travers tout le pays ainsi que 7 centres de correction. Celle-ci commencera immédiatement après la réalisation des examens et les résultats seront publiés, officiellement, le 12 juillet 2019.

Des mesures exceptionnelles seront prises en faveur de certains élèves. Il s’agit, par exemple, d’ajouter le tiers du temps pour 13 candidats, 9 cas de grossissement de l’écriture, 5 autres élèves bénéficieront de sujets écrits en braille.

Il y a, également, de nouvelles dispositions concernant l’élaboration des sujets pour les candidats. Selon les responsables, les énoncés proposés aux élèves seront formulés de façon à ce que le candidat ne soit pas dérouté. Autrement dit, les sujets seront plus proches de ceux auxquels l’élève est habitué durant son cursus normal en cours d’année. Ces mesures concernent les matières inscrites au programme des examens.

Signalons, par ailleurs, qu’il y aura la possibilité d’obtenir un certificat de sixième officiel contenant toutes les données sur cet examen (notes, moyenne définitive à l’examen). Ce document sera délivré sur demande. Attention, il n’est pas gratuit.

Charger plus d'articles
Charger plus par Amor CHRAIET
Charger plus dans Société

Laisser un commentaire