Samedi soir au Théâtre de l’opéra de Tunis, s’est clôturée la 8e édition des JMC, sans cérémonie, sans discours et sans protocole, seule la directrice de cette édition, l‘artiste Dorsaf Hemdani, a choisi de présenter sobrement, ses remerciements à tous ceux «qui ont contribué à la tenue et la réussite des JMC».

Un mot qui va droit au cœur, accompagné de vidéos récap sur l’effervescence qu’ont créée ces journées, vers un public nombreux qui a suivi les concerts, à une équipe motivée, à des partenaires et collaborateurs qui ont fait que les JMC 2023 soient une énorme fête et une belle rencontre.

Et tout simplement avec un ultime concert que la soirée de clôture s’est poursuivi avec Osool de Yacine Boularès.  Osool est un projet qui tend la main à plus d’un genre musical, du Jazz, à des rythmes traditionnels tunisiens, à du Gnawa, du Rap, du Soul…

Avec une formation fantastique qui réunit une pléiade des plus grands musiciens tunisiens : Omar El Ouaer au piano, Hédi Fahem à la guitare, Youssef Soltana à la batterie, Jihed Bedoui à la guitare basse, Nasreddine Chebli aux percussions, avec la voix impressionnante de Nessrine Jabeur et des intermèdes du rappeur Mehdi WMD, Yassine Boularès offre un voyage en rythmes et exploration festive des pistes multiples qu’offre la musique.

Saxophoniste et compositeur franco-tunisien basé à New York, Yassine Boularès a trouvé dans le Jazz une passion qui l’a mené loin. De Paris à Brooklyn où il est installé, à New York où il collabore avec des artistes tels que Placido Domingo, Sheila Jordan, ou encore Tabou Combo.

Toujours attiré et fasciné par les racines et les rythmes africains, il entreprend plusieurs expériences de fusion, tel que le groupe Ajoyo et l’album éponyme War Chant. Il a rejoint aussi le mythique Joe’s Pub Working Group pour une résidence artistique qui aboutira sur Ifriqiya. Osool est une continuité de ses projets dans lesquels il se nourrit des collaborations avec ces différents musiciens de grand talent et apporte, à son tour, une vision et une approche intéressante qui ne dénature pas une identité, trouve les possibilités de liens et ne force pas des fusions à contre nature. C’est ce qui fait d’Osool un spectacle agréable, fluide et festif, les sonorités se marient plaisamment, et les solos trouvent naturellement leur place dans un ensemble cohérent.

Le public, qui a rempli la Salle de l’Opéra, a vibré au son, et a suivi avec enthousiasme ce conte raconté par des performances musicales qui allient performance et sensibilité. Et quand la rencontre se fait entre les rythmes, les harmonies et les mélodies de la musique Jazz, Soul et Funk avec les rythmes du Mezwed, Stambeli, Chaâbi et Fazzani, la salle se lève un moment de transe.

Osool, un magnifique concert de clôture pour une édition des JMC qui a fait monter le son.

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