Ceux qui font la leçon avec leurs jugements inappropriés et à coups d’arguments inaudibles ont manifestement une vision trop étroite de la Tunisie. Les premiers responsables de cette campagne commettent l’énorme erreur de poser des conditions, souvent inappropriées, pour finaliser  un accord avec le FMI. Des conditions qui risquent de mettre en péril la situation sociale dans le pays  puisqu’on exige la privatisation des entreprises publiques et la levée progressive des subventions. 

L’autre erreur consiste en l’exagération, voire la dramatisation, de la situation économique et financière. Il faut dire qu’en dépit des difficultés, d’ailleurs similaires à celles que connaissent la plupart des pays du monde, à cause des facteurs extérieurs, tout particulièrement les répercussions du Covid-19 et la guerre en Ukraine, l’économie tunisienne n’a pas atteint la phase de l’effondrement. Ce sont des experts tunisiens en la matière qui le confirment et qui ne cessent de rappeler que l’espoir est toujours permis.

Si on concède que les facteurs liés à la croissance, à la création de richesses, à la reconstruction et au rétablissement des valeurs devraient forcément être mieux pris en compte, l’on reconnaît que les craintes formulées à l’encontre de la Tunisie ne sont pas aussi innocentes qu’on pourrait le penser. Ne cherche-t-on pas ainsi à faire des mécanismes du crédit sollicité auprès du FMI, ainsi que des réformes exigées, des options qui favorisent toutes sortes d’ingérence et d’interventions étrangères ?

Il y a aujourd’hui de plus en plus cette tendance à oublier les fondamentaux sur lesquels repose la souveraineté des pays. Il y a la charte, les normes et les conventions, mais aussi tous ceux qui contribuent à leur détournement. Il y a ceux qui construisent, qui édifient, mais également tous ceux qui brisent, qui …ruinent !

Si les notions de souveraineté et d’indépendance continuent à inspirer les relations entre les pays, elles impliquent des principes qui n’admettent pas des concessions. Des principes nécessaires pour certains, mais aussi et surtout  déterminants pour d’autres.

La Tunisie à de toute évidence besoin de l’appui des pays européens pour conclure des accords avec les bailleurs de fonds, sortir sur le marché international et améliorer sa notation souveraine. Mais les Tunisiens restent convaincus que le principe de la souveraineté est un droit constitutionnel fondamental. Il est le fruit de décennies de luttes. Des générations et des générations qui avaient combattu courageusement pour obtenir le droit d’en disposer. Ce droit est indissociable, inséparable de l’expression de la dignité de chaque citoyen.

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