ARP | Audition du ministre des Technologies de la communication : L’impact des taxes télécoms freine le développement des services

 

Le ministre s’est attardé sur les difficultés qui empêchent la généralisation du réseau internet, notamment les actes de vandalisme et de vol des câbles en cuivre qui ont privé plusieurs régions de la couverture des installations télécoms, en attendant l’achèvement des travaux de maintenance et la réinstallation du réseau. Des opérations extrêmement coûteuses.

L’augmentation enregistrée, depuis des années, des taxes fiscales et des droits de douane imposés aux télécommunications représente l’un des principaux freins au développement des réseaux et des services de télécommunications et d’Internet en Tunisie, a indiqué le ministre des Technologies de la communication, Nizar Ben Néji.

Dans sa réponse aux questions des députés, lors d’une séance plénière consacrée, lundi, à l’examen du budget de la mission des Technologies de la communication, Ben Néji a fait savoir que certaines municipalités imposent des frais supplémentaires aux opérateurs de télécommunication.

Ces municipalités imposent des frais lors de l’installation des stations de transmission de base ou des réseaux de fibre optique, d’où une augmentation des charges et un retard du développement des réseaux, a-t-il détaillé.

Le ministre a ajouté que les difficultés d’identification des zones pour l’implantation de nouvelles stations résident dans le caractère foncier des terres et notamment dans les zones montagneuses, rurales et reculées.

Il a mis l’accent sur l’action du ministère qui se doit de résoudre ces difficultés dans une perspective de généralisation du réseau d’internet, notamment les services de communication dans les régions intérieures, précisant que la propagation des actes de vol des câbles en cuivre a privé plusieurs régions de la couverture, en attendant l’achèvement des travaux de maintenance et la réinstallation du réseau qui est coûteux.

Le ministre a relevé que la prise de décisions relatives à la suppression des stations de base de télécommunication est considérée comme l’une des difficultés entravant le développement du réseau et la fourniture de la couverture nécessaire à la zone dans laquelle se trouvent ces stations, précisant que près de 42 décisions ont été prises à l’encontre de Tunisie Télécom au cours des cinq dernières années.

Actuellement, 71 plaintes ont été déposées pour le retrait de ces stations de base, a-t-il ajouté. Dans le même contexte, il a souligné que l’Agence nationale des fréquences surveille le niveau de respect des stations de base de télécommunication et des opérateurs de télécommunication des limites maximales des champs électromagnétiques recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). 

Objectif, éviter la pollution électromagnétique.

A l’issue des discussions, les députés ont approuvé le budget de la mission des Technologies de la communication pour l’exercice 2024 par 118 voix pour, 8 abstentions et 5 voix contre.

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