68e anniversaire de la tunisification des forces de sécurité intérieure : Défendre corps et âme la Tunisie

 

Lors de la cérémonie de décoration et de remise de grades organisée au Palais de Carthage, le Président Kaïs Saïed a mis en avant les efforts déployés par les unités sécuritaires dans leur lutte contre les crimes, rappelant à cette occasion l’arrestation des terroristes en ce jour de fête à Kasserine

A titre posthume, Socrate Cherni a été promu, jeudi 18 avril, au grade d’officier général à l’occasion de la commémoration du 68e anniversaire de la tunisification des forces de sécurité intérieure placée cette année sous le slogan : «La sécurité du pays est notre engagement et la loyauté envers la patrie est notre credo». Ce premier lieutenant de la Garde nationale et ses défunts cinq collègues sont, rappelons-le, tombés dans une embuscade tendue par les terroristes d’Ansar al Chariâa, à Sidi Ali Ben Aoun, à Sidi Bouzid, en octobre 2013, au moment où l’appareil sécuritaire était intentionnellement affaibli par le pouvoir politique en place. D’autres agents de l’appareil sécuritaire tués en service ont été honorés par la même occasion. Il s’agit là de la reconnaissance de l’Etat à l’égard des sécuritaires tombés en martyrs dans les années de braise et un message fort de soutien et de reconnaissance adressé à leurs collègues qui ne cessent, à ce jour, de multiplier les succès.

Pas de retour en arrière

Lors de la cérémonie de décoration et de remise de grades organisée au Palais de Carthage, le Président Kaïs Saïed a mis en avant les efforts déployés par les unités sécuritaires dans leur lutte contre les crimes, rappelant à cette occasion l’arrestation des terroristes en ce jour de fête à Kasserine. Il s’agit de l’arrestation, dans un premier temps, d’un très dangereux terroriste, en l’occurrence l’émir de la Katiba Ajnad al Khilafa Mahmoud Sellami (allias Youssef) qui était en possession d’armes et d’engins explosifs, puis d’un second terroriste dans la zone de Aïn Gharam. Des arrestations qui ne font que confirmer la forte mobilisation des unités de lutte contre le terrorisme dans toutes les circonstances.

Socrate Cherni et tant d’autres martyrs ont sacrifié leur vie pour que vivent dans la paix les générations futures : le message du Président de la République a été bien clair lors du discours prononcé à cette occasion, que les martyrs ne meurent jamais.

En ce jour de fête et de gloire, il est du devoir de tous les Tunisiens de ne pas oublier les policiers, gendarmes et militaires ainsi que les civils tués tout au long de la décennie noire et de ne pas oublier que l’absence de sécurité entraîne l’instabilité et impactera négativement le développement dans tous les secteurs.

Aujourd’hui, les unités sécuritaires sont appelées à faire face à de nouveaux défis, comme l’avait annoncé dans son discours le Président Kaïs Saïed. Il faudra «faire face aux réseaux liés à la criminalité, au terrorisme, au trafic de stupéfiants, à la traite des êtres humains et aux réseaux clandestins qui envoient des immigrés vers la

Tunisie». Ce sont là les missions prioritaires annoncées par le locataire de Carthage lors de cette cérémonie. 

«Pour ceux qui rêvent d’un retour en arrière, ils se leurrent», a souligné clairement Kaïs Saied à cette occasion, ajoutant à l’adresse des sécuritaires : «Vous avez accompli votre devoir et vous continuez à le faire dans le total respect de la loi».

Cela dit, les unités sécuritaires sont appelées à se réformer continuellement face à l’évolution de la criminalité internationale avec le pouvoir accru des groupes criminels étrangers, l’essor de la traite des personnes et du trafic d’êtres humains qui sont un facteur déstabilisateur par excellence. «Tous les marchés criminels en 2021 ont gagné en ampleur à l’échelle mondiale. Le score mondial du trafic d’êtres humains ayant augmenté le plus (+0,39), suivi du trafic de drogues de synthèse (+0,33) et de cocaïne (+0,30), selon un récent rapport consacré à l’indice mondial du crime organisé, élaboré en 2023 par l’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée».

La Tunisie n’oublie jamais les blessés et les martyrs des institutions sécuritaire et militaire

Le ministre de l’Intérieur, Kamel Féki, accompagné de la ministre de la Justice, Leila Jaffel, a souligné l’importance pour les forces de sécurité de déployer les efforts nécessaires pour contribuer à l’impulsion du développement économique qui s’appuie principalement sur la stabilité sécuritaire et une bonne préparation pour les prochaines échéances et les événements nationaux à venir. Il a salué les efforts déployés pour développer le système sécuritaire, notamment en optimisant les compétences du personnel, en intensifiant la formation dans divers domaines.

Le ministre de l’Intérieur a par la même occasion salué les efforts déployés dans les domaines technologique et logistique pour faire face au crime sous toutes ses formes, plus particulièrement la cybercriminalité. Il a mis en évidence l’encadrement continu du ministère de l’Intérieur des familles des martyrs et des blessés et les efforts pour renforcer davantage le projet de police de proximité,  en raison de son importance dans le renforcement des relations entre les agents de sécurité et le citoyen.

Pour sa part, la ministre de la Justice a salué les efforts déployés par les différents corps visant à préserver aussi bien la sécurité du pays que celle des citoyens, rendant hommage aux martyrs de la police et de l’armée qui ont sacrifié leur vie pour défendre le drapeau national contre les attaques terroristes.

Mme Leila Jaffel a ajouté que «la Tunisie n’oublie jamais les blessés et les martyrs des institutions sécuritaire et militaire, d’où l’intérêt porté par le Président de la République, Kaïs Saïed, à la Fondation Fidaa pour la prise en charge des familles des victimes d’attaques terroristes parmi les militaires, les agents des forces de sécurité intérieure et de la douane, ainsi que les martyrs et blessés de la Révolution». Elle a saisi l’occasion pour rappeler l’importance d’appliquer la loi à tous dans le cadre du respect des droits et des libertés et d’un système basé sur l’unité des institutions sécuritaires.

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