A la Foire internationale du livre de Tunis: Saïed rend hommage à Aly Abid

Kaïs Saïed a longuement échangé avec Aly Abid sur son parcours, ses dessins qu’il a dit avoir toujours appréciés. Le Président de la République a exhorté Aly Abid à exposer ses œuvres pour que le jeune public découvre son talent et l’histoire à travers ses dessins. Ce fut une rencontre émouvante et touchante.

Le Chef de l’Etat a rendu un hommage à l’artiste caricaturiste Aly Abid et ce lors d’une rencontre informelle à l’occasion de l’inauguration de la 38e édition de la Foire du livre de Tunis.

Kaïs Saïed a longuement échangé avec Aly Abid sur son parcours, ses dessins qu’il a dit avoir toujours appréciés. Le Président de la République a exhorté Aly Abid à exposer ses œuvres pour que le jeune public découvre son talent et l’histoire à travers ses dessins. Ce fut une rencontre émouvante et touchante.

Un moment qui restera gravé dans la mémoire d’Ali Abid qui a commencé sa carrière en tant que garde du corps à la Présidence de la République à l’époque de Bourguiba avant de changer son fusil d’épaule et de s’adonner à son art dans la revue Dialogue.

Aly Abid, cet autodidacte, avait un talent inouï. Ses travaux étaient d’une facture exceptionnelle et les spécialistes pensent que graphiquement, il a été et restera le numéro un au niveau africain et que mondialement, il n’a rien à envier aux meilleurs. Bien qu’il ait été dans la presse du parti, il avait du cran et du courage. Il s’exprimait librement. C’était à une époque où la presse, à la fin des années soixante-dix, a connu un vent de liberté exceptionnel, avec floraison de titres : Erraï, Echaab, Le Phare, Dialogue, L’Avenir, etc, d’un côté et Dialogue, de l’autre où Aly Abid faisait des caricatures à la Une qui, à elles seules, faisaient le succès de Dialogue.

« En moins de deux ans, Aly Abid était devenu la star incontestée du dessin de presse, débattant des transports publics, de la bureaucratie, du statut de la femme,  de l’Equipe nationale, du consommateur tunisien et nous en oublions », rappelle dans un article son confrère Lotfi Ben Sassi. Il avait à chaque fois l’art de croquer les visages des gens connus de l’époque et de les mettre en situation.

«En 1977, une exposition de Aly Abid à la Galerie de l’Information avait cassé la baraque. Il avait croqué tous les hommes politiques de l’époque, toutes les personnalités. A l’époque, il a redonné à tous les Tunisiens le sourire. Il avait créé l’événement. On se bousculait à la Galerie de l’information pour voir ses dessins», ajoute-t-il.

Grâce à la force de ses traits, Aly Abid a démontré qu’il a toujours été libre dans sa tête et dans son esprit toute sa vie, où qu’il s’est trouvé. Il est sans nul doute l’ancêtre vivant et le talent incontesté du dessin de presse en Tunisie.

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