Hand – CAN | Demi-finale –Tunisie-Egypte (17h00) : Tout est possible…

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En sport, tout peut arriver et le favori peut caler, alors que l’outsider pourrait le plus simplement du monde mettre la main sur le butin.

Cette demi-finale qui opposera dans quelques heures l’équipe de Tunisie à son homologue égyptienne aurait pu être une finale. Mais comme tout organisateur qui se respecte et qui tient à tirer le maximum d’avantages de cette faveur, il s’arrange pour que tout revienne vers lui, la fédération égyptienne a rondement mené ses affaires. Même les horaires des matchs accordent deux à trois heures de repos supplémentaires aux locaux par rapport aux adversaires les plus coriaces !

Nos amis égyptiens savaient pertinemment que les Tunisiens qui revenaient en force allaient être leurs principaux adversaires. Ils ont de ce fait calculé pour ne pas les avoir dans les pattes et surtout en finale afin d’éviter de  rater leur apothéose. Mais bien entendu, cette façon de penser ne tient pas compte des impondérables du sport. En sport, tout peut arriver et le favori peut caler, alors que l’outsider pourrait le plus simplement du monde mettre la main sur le butin.

Les Tunisiens ne lâcheront pas

Cessons de rêver même si le rêve est permis dans un sport où la Tunisie excelle. Elle a déjà monté une belle poignée de joueurs de qualité, dont la moyenne d’âge est surprenante pour la maturité qu’ils ont jusque-là démontrée.

Le 25 de ce mois pourrait être l’éclosion de notre nouvelle équipe. Et quel que soit le résultat, ce qui restera au fond du panier est meilleur  que ce qui a été jusque-là donné. La Tunisie est déjà qualifiée pour le prochain Mondial. Elle aura en cas de défaite une chance de se qualifier aux Jeux Olympiques de Paris en disputant un tournoi qui sera organisé en mars et qui réunira des équipes de bon calibre. Donc, rien ne sera perdu et c’est dans cet esprit que les Tunisiens disputeront ce match qui n’est pas du tout gagné pour les Egyptiens qui savent que ce sera rude et que les Tunisiens ne lâcheront pas prise facilement.

Nous avons vu le «Sept» égyptien. C’est une équipe soudée, très rapide, dotée d’une défense agressive, mais qui ne possède pas assez de variation de jeu. Ce sont toujours les mêmes mouvements que déclenche leur meneur Zein, qui accapare les ballons. Il tient à ce que tout passe par lui.

A une condition formelle

Tant mieux, nous ne devons pas être les seuls à l’avoir découvert. D’ailleurs, dans l’autre demi-finale disputée entre l’Angola et l’Egypte, les Angolais ont essayé de mettre sous l’éteignoir le meneur de jeu égyptien. Ils ont réussi  à moitié, en raison de l’absence d’un joueur aussi rapide et aussi leste que lui.

Face à l’équipe tunisienne ce sera une autre chose. «Nous avons bien étudié le jeu des Egyptiens», nous avait confié l’entraîneur adjoint Wissam Hamam. Nous le croyons sur parole et nous aurons l’occasion de le constater, car les sports collectifs se basent sur l’observation et sur la préparation des parades et des ripostes. Encore une fois, si Harbaoui, «protégé » lors du tournoi préliminaire,  est en aussi bonne condition que lors de sa dernière apparition et que la défense est concentrée sur sa mission, tout est possible. A la condition formelle que l’arbitrage soit juste et équitable.

L’équipe de Tunisie a déjà eu l’occasion de bloquer les Egyptiens, alors qu’ils possédaient une formation de pointe. Il n’y a aucune raison de ne pas leur refaire le même coup. C’est dire que tout est possible ce soir. De toutes les façons, cette édition de la CAN nous a donné un embryon d’équipe. A la Fthb et au MJS de lui donner les moyens de progresser et de remettre la main sur le handball, ce sport que les Tunisiens affectionnent particulièrement.

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