L’équipe de Tunisie pas très convaincante devant la Namibie : Victime des calculs des uns et des autres !

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L’ambiance que l’on ressent à partir de la prestation d’un certain nombre de joueurs est viciée par les calculs que les uns et les autres font, alors que l’on est en pleine période de négociation, en prévision des mouvements des joueurs qui cherchent à changer de club.

A une ou deux exceptions près, les consultants invités sur les plateaux de télévision ou autres médias n’ont pas encore compris pourquoi ils sont là. Leur rôle—à notre humble avis— n’est pas de «refaire le match», mais bien de dire clairement ce qui n’a pas marché. Malheureusement, la présence d’un certain nombre de techniciens, à la recherche d’un poste, crée la confusion et cela saute aux yeux.

Il est quand même maladroit de laisser entendre que le sélectionneur ou l’entraîneur en place aurait dû faire ceci ou cela. Les solutions qu’ils proposent ne sont tout d’abord pas les seules et c’est au niveau des prédispositions des joueurs que tout se passe ensuite. Sur un des plateaux et après les longues et lassantes tirades, l’un d’entre eux, un vieux routier, a tout résumé en deux mots : «L’équipe de Tunisie est une association de joueurs où le copinage prime». Cela pourrait heurter plus d’un, mais c’est la vérité.

On s’est débarrassé  de quelques meneurs, mais il en reste et, pire, l’ambiance que l’on ressent à partir de la prestation d’un certain nombre de joueurs est viciée par les calculs que les uns et les autres font, alors que l’on est en pleine période de négociation, en prévision des mouvements des joueurs qui cherchent à changer de club.

Toute négociation devient inutile en cas de blessure ou d’indisponibilité.

L’agressivité des Namibiens, en temps normal, aurait été neutralisée par l’engagement viril et la réponse ferme des Tunisiens, qui savent ne pas se laisser faire. Et ils l’ont prouvé.

Service minimum

Face à la fébrilité et en l’absence de réaction, les Namibiens  ont vite compris que les Tunisiens étaient décidés à ne pas monter au feu.

D’où ces mouvements moribonds qui ont caractérisé le jeu des Tunisiens.

Dans ces conditions, ni l’état du terrain ni le mois de juin ne sont en cause. Nos joueurs, assurés qu’ils sont de leur place, ont fourni un service minimum qui a abouti à ce nul. Comment pouvait-il en être autrement avec des têtes ailleurs et un psychique hors du coup? Nos amis algériens ont, eux aussi, de la peine à gérer leurs stars et essuient des revers incompréhensibles. Il faut un entraîneur qui empoche la liste des joueurs qu’on lui remet, par politesse. C’est à lui de faire sa liste après avoir vu les joueurs qui évoluent en compétitions nationales, après avoir décidé des profils dont il a besoin et surtout fixé les contours de sa future sélection. Tout simplement parce que nombre de ceux qui y jouent sont plus engagés, plus motivés et prêts à aller au charbon. Le fait d’aller glaner une place dans des championnats qui valent par trois ou quatre équipes ne saurait être un visa d’entrée en équipe nationale.

Il faut absolument que les sélectionnés le comprennent une fois pour toutes. Et c’est la raison pour laquelle on se doit de faire appel à un sélectionneur qui ose passer outre ces listes prêtes à l’emploi et qui n’a pas froid aux yeux pour passer le message à tous ceux qui se sont habitués à s’immiscer dans les affaires techniques. Mais là c’est un tout autre problème.

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