Faouzi Benzarti, nouveau sélectionneur national: Une revanche, un défi…

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En reprenant l’équipe nationale, il sait que c’est aussi bien une revanche qu’un risque. C’est aussi un couronnement pour sa longue et riche carrière.


Pour l’équipe nationale, nous avons toujours milité pour le choix d’un encadrement aussi autoritaire que libre de ses choix. Le retour de Faouzi Benzarti, qu’on est allé débaucher du Club Africain (tout en signalant que son contrat se termine fin juin), a tout l’air d’être un pied de nez à tous ceux qui prétendaient à ce poste et s’étaient lancés dans des attaques aussi nulles que mesquines envers le sélectionneur sortant.

Soit dit en passant les propositions n’ont pas manqué pour recruter ce technicien qui a demandé à partir et  qui possède quand même des qualités que nombre de ses détracteurs ne possèdent pas. De toutes les manières, la parenthèse est fermée et nous sommes déjà à l’ère Faouzi Benzarti. Présenter ce vieux routier qui a roulé sa bosse un peu partout, et qui possède un palmarès des plus riches de la place, nous semble superflu.

Ce qui retient notre attention, c’est bien son caractère de gagneur qu’il amène au sein d’un groupe qui a complètement perdu l’envie de se battre, qui est devenu partisan du moindre effort et qui traverse une mauvaise passe.

Les choses changeront forcément

Avec Faouzi Benzarti, les choses changeront forcément. Cet homme de caractère sait ce qu’il veut et ce qu’il fait. Avec lui, c’est du cent pour cent ou la porte. C’est un technicien qui n’accepte pas les listes tout usage et prêtes à l’emploi, qui protège ses joueurs, ne pardonne pas, mais pas du tout les demi-mesures.

Quant aux interventions dans ses choix et dans ses options, il ne faudrait pas y penser.

C’est en fait ce qui a fait le plus de mal à cette sélection, qui est devenue une simple antichambre pour les joueurs à la recherche d’un meilleur contrat ou d’une position plus avantageuse pour négocier.

L’aspect compétitif, l’engagement, la stricte application des consignes qui ont été des qualités que nous avons longuement louées à l’arrivée d’un certain nombre de joueurs, ces qualités se sont diluées dans une sorte d’assurance garantie par les différents intervenants qui perturbaient l’ambiance en attisant les convoitises et en provoquant les crisettes entre les joueurs. Un certain nombre de ces joueurs ont battu en retraite et sont partis sans faire de bruit. D’autres, on s’est arrangé à ne plus en parler. Maintenant que ces manigances sont devenues plus difficiles, sinon impossibles avec un Benzarti averti et qui connaît la musique, on enregistre des départs  qui déblaient le terrain et purifient l’ambiance. C’est d’ailleurs cette ambiance de travail qui exige une reprise en main rapide et énergique. Benzarti est de ces entraîneurs capables de pousser le diable à se chausser de pantoufles, pour aller faire du ski. En reprenant l’équipe nationale, il sait que c’est aussi bien une revanche qu’un risque. C’est aussi un couronnement pour sa longue et riche carrière. L’expérience que ce baroudeur, ce gagneur mettra au service d’une sélection qui a perdu de son aura et qui est à la recherche d’une relance au niveau de ses ambitions, sera déterminante. C’est dans ses cordes. Il aura le temps d’observer et comme il est habitué à analyser les avantages et les inconvénients qui se présentent à chaque fois qu’il s’engage avec une équipe, il a déjà une idée de ce qui l’attend et de ce qu’il doit faire.

En premier lieu faire face aux douze millions d’entraîneurs et d’observateurs qui le guettent et qui lui trouveront forcément des défauts et des erreurs.

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