Clap de fin au Temple des Eaux : Le festival de l’art du cirque en apothéose

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Le temple des eaux à Zaghouan a abrité, vendredi, le spectacle de clôture de la 7e édition du Festival international de l’art du cirque et des arts de la rue. Retour sur une édition réussie.

Des jeux acrobatiques ont été interprétés durant 60 minutes par des troupes de cirque représentant divers pays, en présence d’un grand nombre de spectateurs, notamment des enfants.

Organisé du 1er juin au 5 juillet 2024, le festival a offert des spectacles internationaux dans dix gouvernorats : Tunis, Ben Arous, Siliana, Sfax, Sousse, Mahdia, Monastir, Le Kef, Bizerte et Zaghouan. Des spectacles de cirque gratuits en plus d’ateliers pour enfants et des stages ouverts aux amateurs du cirque ont été organisés tout au long de la durée du festival.

Cette 7e édition a accueilli des compagnies de cirque représentant 11 pays : Argentine, Egypte, Chili, France, Italie, Mauritanie, Maroc, Mexique, Russie, Sénégal et Tunisie. Des troupes égyptiennes et russes ont participé pour la première fois depuis la création du festival il y a sept ans.

Trois prix ont été attribués aux lauréats de la première édition de la compétition nationale dédiée aux arts du cirque tenue le 5 juin dernier au Théâtre de l’Opéra de Tunis.

 Créé en 2018, le Festival international du Cirque de la Rue œuvre à la diffusion des arts du cirque et la promotion des dernières tendances internationales en matière de cirque contemporain.

Cet événement annuel est organisé par l’association des arts du cirque «Paparouni» en partenariat avec le ministère des Affaires culturelles, l’Etablissement national pour la promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques, le Théâtre de l’opéra de Tunis et les délégations régionales des Affaires culturelles dans dix gouvernorats.

Une programmation spéciale pour la promotion du tourisme culturel est organisée en partenariat avec le ministère du Tourisme et de l’Artisanat et l’Office national du tourisme tunisien (Ontt). Le village des arts abrite chaque année des activités pour tous les âges dont des ateliers sur l’art du cirque et offrant des visites virtuelles des principaux sites archéologiques tunisiens.

Présentation du temple des eaux à Zaghouan

Le site de l’Institut national du patrimoine (INP) présente le Temple des eaux ou Nymphée faisant partie du Complexe hydraulique et culturel antique de Zaghouan, dont voici un extrait :

Le complexe hydraulique de Zaghouan est constitué principalement d’un nymphée connu sous le nom de Temple des eaux, un aqueduc, un petit nymphaeum et un grand monument elliptique. C’est un chef-d’œuvre architectural et l’un des complexes hydrauliques les plus impressionnants de l’Afrique proconsulaire.

Le grand nymphée, connu sous l’appellation de «Temple des eaux», est d’une grande valeur archéologique et constitue le point de départ d’un aqueduc long de 132 km. Cet ensemble, dont de nombreux tronçons marquent à ce jour le paysage en de nombreux endroits, témoigne du génie créateur de l’homme.

Son aménagement est en rapport avec Carthage, capitale de la province, en particulier avec l’alimentation des thermes d’Antonin.

A une altitude de 295 m et sur la pente nord du Djebel Zaghouan s’élève le sanctuaire de Zaghouan appelé aussi Nymphée. Construit au pied du jebel Zaghouan (massif de 9 km de long et de 3 km de large, culminant à 1.295 m), ce monument fut érigé sur une source d’eau très abondante.

Le nymphée de Zaghouan reste, par ses dimensions et son état, après le sanctuaire sévérien de la source de Timgad, l’exemple le plus important et le mieux conservé de ce type de monuments en Afrique du Nord.

La date de ce monument a été proposée selon des analyses d’ordre stylistique des éléments du décor architectoniques encore conservés in situ. Cette analyse tend à dater la construction du Temple des eaux entre le milieu du IIè et le début du IIIè siècles après J.-C.

Le complexe hydraulique romain Zaghouan-Carthage est un ensemble de monuments historiques classés entre 1891 et 1928. Ce complexe est constitué du nymphée de Zaghouan, le nymphée de Jougar, le nymphée de Ain Jour, l’aqueduc de Zaghouan, les citernes de la Maâlga à Carthage.

Le 17 février 2012, l’Institut national du patrimoine (INP) a adressé une proposition au bureau de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) à Tunis, afin d’inscrire ce complexe sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’Humanité.

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