
La CAN U20 n’aura pas lieu en Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens, pour des raisons qui les concernent, se sont désistés.
La CAF n’a pas mis longtemps pour trouver preneur. Bien entendu, ce sera en Égypte qu’elle aura lieu. Le contraire nous aurait surpris.
Mais…il ne faudrait pas oublier qui, dans toutes les disciplines sportives, jouait ce rôle de pays refuge, prêt à répondre à la première sollicitation. C’était la Tunisie, en raison de son infrastructure sportive toutes disciplines confondues, ses routes, ses hôtels, ses moyens de transports, etc.
Indépendamment de la large expérience acquise au niveau de l’organisation, notre pays offrait le consensus que recherchent les confédérations africaines pour éviter les problèmes et les susceptibilités sportives ou politiques.
Cette qualité d’organisateur avait aussi le don de favoriser l’aspect économique, jouait un rôle dans les campagnes de promotions touristiques et donnait enfin une idée resplendissante de notre sport.
Faute de responsables sportifs dévoués à la cause du sport, avec une longue période de vide et d’errements au point de voir la chose sportive confiée au premier venu, nous avons activé cette descente aux enfers qui, aujourd’hui, nous handicape.
La reprise en main de la situation semble acquise avec les dernières recommandations émanant du sommet de l’Etat.
Avec le retour d’El Menzah, la réinjection dans le circuit du Zouiten, la réfection attendue de Radès, la remise en état du stade de Sousse, celui de Bizerte, de Beja le plus tôt possible, la cité sportive de Sfax, nous pourrons revenir en force, car l’organisation et le savoir-faire tunisien demeurent une référence.