Dans les quartiers populaires et dans les cités délaissées de la cité aghlabide, la vente illégale de carburant, jugé de pacotille, dans des garages de fortune, a pris de l’ampleur ces dernières années et attire de plus en plus de clients séduits par le prix du litre d’essence et de gasoil inférieur à celui pratiqué dans les stations-services. On voit même au bord des routes des jerricanes de 22 litres de super, au vu et au su de tous, ce qui fait le bonheur des vendeurs contrebandiers qui sont des jeunes sans emploi car ce commerce illégal leur fait gagner beaucoup d’argent auprès de clients assidus dont les taxistes et les louagistes.
Cette audace, cet incivisme et cet effritement des valeurs sont dus à l’indifférence des pouvoirs publics et au non-respect des lois.
Notons dans ce contexte que l’on enregistre souvent des incendies dans les dépôts de vente de carburant de contrebande, ce qui met en danger les habitations et les édifices les jouxtant. Jusqu’à quand vont durer cette anarchie et ce sentiment d’impunité ?

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Charger plus par Fatma ZAGHOUANI
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