Le ras-le-bol des avocats tunisiens était palpable, ce vendredi 27 septembre 2019, lors de la journée de colère nationale qu’ils ont organisé devant le Palais de Justice de Tunis.

Une Journée marquée notamment par une affluence remarquable des avocats qui se sont installés dans la cour devant ce tribunal pour se faire entendre.

A 10 heures du matin, les avocats commencent à se rassembler devant ce tribunal, venus, en majorité de Tunis et de ses périphéries, pour réclamer notamment l’indépendance de la Justice.

Et ce sont notamment les dirigeants du Barreau qui ont conduit ce mouvement protestataire, sur fond de l’affaire de la procédure judiciaire entamée contre les avocats du collectif de défense des deux martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi.

Une poursuite qui a été engagée, rappelons-le, suite aux évènements liés au sit-in observé, il y a quelques jours, par ce collectif de défense dans les locaux de ce Tribunal.

Cette journée de colère qui intervient sur fond de cette poursuite judiciaire engagée contre certains avocats du collectif précité cache-t-elle une rupture entre les deux principales branches de la Justice tunisienne ?

En tous les cas, les déclarations du bâtonnier des avocats, Brahim Bouderbala ne font pas rassurer l’opinion publique, pour lui, une telle rupture aura de « graves répercussions ».

« L’intérêt national nécessite l’intervention des sages et de personnalités influentes pour dépasser ce problème », a-t-il souligné. Pour Bouderbala, la seule issue de ce conflit réside dans le fait d’assurer l’indépendance de la Justice.

Pour sa part, Imène Gzara avocate et membre de ce collectif de Défense a accusé « une implication politique frappante dans cette affaire », et d’assurer qu’il existe une forte volonté politique de vouloir enterrer cette affaire.

Avez-vous l’intention d’internationaliser cette affaire ?

L’avocate nous répond que le collectif a toujours confiance en la Justice tunisienne malgré cette mainmise exercée par des parties politiques, affirmant qu’actuellement aucune intention n’existe pour internationaliser cette affaire, qui selon ses dires, doit être traitée seulement en Tunisie, pour rassurer les Tunisiens sur le rôle de la Justice.



Vidéo ©Belhassen Lassoued

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