Cette semaine part du mauvais pied, comme on dit, à commencer par les perturbations de vols de Tunisair et puis la grève des taxis individuels qui a bloqué plusieurs routes et plusieurs automobilistes dans un certain nombre de régions du pays. Cette grève annoncée depuis la semaine dernière vient en réaction à la hausse des prix du carburant, malgré un accord conclu le 8 avril entre le ministère du Transport et l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat.

L’image est la même, ce matin, dans plusieurs régions. Des routes fermées et un embouteillage monstre à l’entrée de certaines villes. A Bizerte, les protestataires se sont installés dans les ronds-points et ont bloqué plusieurs axes routiers menant au pont mobile. Plus près de Tunis, à Denden, les rond-points de Denden et celui de Bjaoua ont été bloqués, montrant la tension montante contre la hausse des prix. Certains taxis ont même brandi des affiches pour le gel de l’augmentation des tarifs à condition que le gouvernement revienne sur sa décision d’augmenter les prix des carburants. L’intervention de la police de circulation et de la garde nationale a été nécessaire pour débloquer les routes.

l’UTICA se désolidarise

Précisons que la grève aujourd’hui a été décidée à l’initiative de l’Union Tunisienne des Taxis Individuels, relevant de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT). De leur côté, les chambres syndicales nationales des propriétaires de taxis et louages, relevant de l’UTICA, ont démenti toute relation avec ce mouvement de protestation et que leurs affiliés poursuivent une activité normale.

Ceci dit, ces prises de position prêtent à confusion. Mais montrent différents intérêts des deux organismes qui représentent la profession et une frustration montante face à la montée des prix, non seulement dans le secteur du transport mais dans tous secteurs confondus. « L’Union Tunisienne des Taxis Individuels qui prétend être le représentant légitime de la profession », selon son secrétaire général Faouzi Khabouchi cité aux médias.

Pour la Fédération Nationale du Transport relevant de l’UTICA, cette grève n’a pas lieu d’être. Son vice-président, Moez Sallami, a déclaré que les pourparlers avec l’autorité de tutelle ont amené à un accord sur le règlement des problématiques qui guettent le secteur, essentiellement en ce qui concerne le fonds commercial et l’appropriation des voitures d’occasion.

 

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