C’est la maîtrise tactique qui a permis cette qualification en demi-finale au bout d’un match difficile.

Krol avait annoncé la couleur en conférence de presse : le CSS allait jouer ce quart de finale retour sans oublier le moindre de ses principes. Et le coach sfaxien a tenu ses promesses, puisque son équipe s’est présentée dans son habituel 4-2-3-1.

L’équipe type était au complet, seuls Moncer et Hnid manquaient à l’appel et étaient remplacés par Oueslati et Dagdoug. Côté Nkana, cette équipe zambienne s’est appuyée sur son schéma de jeu habituel le 5-4-1.

D’entrée, le CSS a fourni les efforts nécessaires pour mettre en difficulté son adversaire recroquevillé en défense. Habituellement spectateur lorsque ses milieux de terrain (Djelassi, Sokari, Oueslati) se retrouvent au pressing à sa hauteur, Chawat fait cette fois ce qu’il faut. Accompagné de Marzouki, il bloque ainsi les relances des Zambiens et permet à son équipe de récupérer les ballons facilement à l’entrejeu.

En face, Nkana a peiné à faire reculer le bloc sfaxien et s’est fait rapidement punir par Chaouat. Le CSS ne va toutefois pas réussir à «surfer» sur cet avantage. Après le but, les deux attaquants sfaxiens relâchent leurs efforts en première ligne, et Nkana parvient à mettre le pied sur le ballon. Afin d’aider Nyondo et Musonda, toujours ciblés par le pressing de Oueslati et de Soukari, les Zambiens s’appuient sur les décrochages de leurs attaquants, qui se rendent disponibles pour recevoir les passes de leurs défenseurs. A tour de rôle, Kampamba et Malambo reviennent dans leur moitié de terrain et se mettent dans le sens du jeu. Ainsi disposés, les visiteurs ont failli égaliser, n’eût été la vigilance de Dahmane.

A défaut d’inquiéter le gardien sfaxien, Nkana parvient à s’installer dans le camp sfaxien. Et c’est à partir de la seconde période que les ennuis commencent pour le joueurs sfaxiens. Car au-delà du pressing de Zulu et Otieno, chargés de couper les centres des Sfaxiens à la source lorsque ces derniers repartent de leur défense, les Zambiens ont bien pressé par étouffer la relance.

Le coaching de Krol
Le plan de Krol se fonde d’abord sur l’activité des deux attaquants axiaux Marzouki et Kouraïchi qui doivent fournir beaucoup d’efforts et accélérer davantage les courses dans la zone. Sentant le danger, Krol fit remplacer Kouraïchi par Herzi afin que son équipe redémarre avec le pressing qui lui a permis de prendre l’ascendant en tout début de partie. Nkana rend de nouveau le ballon et le CSS remet en place son plan de possession de la balle avec bien sûr des sueurs froides en fin de match. Il a fallu toute la volonté de vaincre des Sfaxiens qui s’est traduite par un second but marqué par Marzouki après une ouverture de Chawat.

L’essentiel est fait. La qualification en demi-finale de la coupe de la CAF est venue récompenser les efforts déployés face du CA.
Les Sfaxiens doivent foncer sur le carré d’as et réussir.

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