Le chef du gouvernement Youssef Chahed a défendu mercredi soir sa politique de lutte contre la corruption, affirmant que c’est « ce gouvernement qui avait arrêté les barons de la corruption et avait fait adopter six lois révolutionnaires et importantes » pour le combattre.
Chahed a indiqué que « le gouvernement est celui qui a transféré des centaines de dossiers à la justice », rendant hommage à la justice pour avoir « fait preuve d’indépendance et d’engagement dans la guerre contre la corruption ».

Il a ajouté que ce qui s’était passé en deux ans dans la lutte contre la corruption « ne l’était pas en 60 ans » et que les sceptiques dans la lutte contre la corruption « se sont repliés quand les dossiers étaient entre leurs mains et craignaient de toucher le système et d’être pleinement engagés ».

« Nous avons touché au système mafieux, fait preuve d’audace et assumé nos responsabilités et nous continuerons à le faire », a-t-il ajouté.
Il a exprimé l’espoir que les prochains gouvernements « seraient suffisamment courageux pour continuer à lutter contre ce phénomène » après que son gouvernement eut rompu le « silence ».

« Je suis toujours engagé dans la guerre contre la corruption, car pour l’intérêt de la Tunisie je ne crains personne, je ne protège personne, je ne chercherai pas à satisfaire ou à plaire à qui que ce soit. Je place l’intérêt de la Tunisie au dessus de toute considération », a-t-il martelé.

Il a évoqué la situation du pays lorsque le gouvernement était entré en fonction en août 2016. Il a souligné que la Tunisie était sous l’influence de trois opérations terroristes majeures, que sa croissance économique n’excédait pas les limites du « zéro, virgule » et souffrait du déficit budgétaire dans la mesure où elle rencontrait des difficultés pour verser les salaires des employés.

Chahed a estimé que « l’une des raisons de la dépréciation du dinar est que les gouvernements qui l’ont précédé ont consommé en six ans la moitié des réserves de monnaie forte ».

Il a estimé que « bien que la situation dans le pays soit toujours difficile, de nombreux indicateurs, tels que l’investissement, le tourisme, les exportations et le textile, se sont améliorés », reconnaissant que les Tunisiens n’ont pas encore perçus cette amélioration dans leur vie quotidienne, tout en affirmant que le gouvernement « est conscient des difficultés » auxquelles ils sont confrontés.

Le chef du gouvernement a indiqué qu’il avait promis aux Tunisiens que « ces indicateurs passeront au vert en 2020 », soulignant que la « feuille de route » pour les six prochains mois est claire et que la première priorité est d’améliorer les conditions de vie des citoyens, de préserver leur sécurité et de lutter contre la hausse des prix.

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Un commentaire

  1. Gaieb

    18/04/2019 à 10:20

    Votre ancien site etait plus pratique que ce nouveau, très compliqué,et où on ne retrouve que les anciens articles et pas ceux du jour. Je n’arrive pas à lire le numero du jour.

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