Le bloc du PDL a finalement décidé de lever le sit-in entamé depuis le 3 décembre au Palais du Bardo. C’est la présidente du bloc et du parti, Abir Moussi, qui a annoncé hier cette décision lors d’une conférence de presse tenue au Parlement.

Au-delà de la levée du sit-in ou de son maintien, il serait bon de rappeler qu’il y a de ces modes d’emploi qui opposent bonne et mauvaise conduite, qu’il y a aussi de ces comportements qui sont loin d’être des modèles de vertu… Les excès sont courants sous l’hémicycle. Certains sont parfois compréhensibles. Cependant, l’hémicycle est devenu ces derniers jours le lieu de comportements désolants. Le respect n’y règne plus. La morale, non plus.

Est-ce si grave de ne pas être à la hauteur de la responsabilité dont chaque élu est investi ? Aussi grave, sommes-nous tentés d’affirmer, qu’un manquement à son devoir. On n’est pas là évidemment dans un jugement de valeur, des comportements et des attitudes, mais bien dans l’affirmation que le pouvoir législatif n’aura plus aucun sens si son éthique fondamentale n’est pas respectée.

Il faut dire que c’est tout le paysage politique qui manque de morale. Ceux qui sont censés montrer la voie ne servent plus, dans leur majorité écrasante, d’exemples. Ils incarnent tout ce qui rend aussi légitime un manquement moral qu’une erreur caractérisée. Voilà sans doute bien le problème essentiel qui se pose aujourd’hui à l’ARP et dans les débats parlementaires. Ce qui devrait être régi par l’éthique bascule dans les excès et les abus. C’est à tous les niveaux qu’il faudrait aujourd’hui craindre les dépassements qui dénaturent la vie parlementaire. Le danger guette tout le paysage, à travers notamment le comportement abusif de certains, ou encore les relents récurrents à l’absence de morale.

Les valeurs politiques (respect des autres et des règles) sont autant de repères que le milieu risque encore de perdre quand s’y installe la forfaiture avec tous les manquements qui en découlent…

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