Le ministre de la Santé annonce : Premier cas de coronavirus confirmé en Tunisie

Le premier cas de coronavirus « importé » a été confirmé, hier, par le ministre de la Santé, Abdellatif Mekki, au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue au siège du ministère. Il s’agit d’un Tunisien résidant en Italie et qui était rentré en Tunisie pour passer des vacances auprès de sa famille. De retour en Italie, ce dernier découvre que la ville où il réside est touchée par le virus qui a contaminé plusieurs personnes. Il décide alors de revenir par bateau en Tunisie et débarque le 27 février sans présenter aucun symptôme. Décidant de suivre les consignes et les recommandations sanitaires, il s’isole chez lui et appelle le Samu quelques jours après dès l’apparition des premiers signes.

Les analyses du prélèvement qui ont été envoyées au laboratoire se sont révélées positives. Les résultats ont été annoncés, hier, par la présidente de l’Observatoire des maladies nouvelles et émergentes, Nissaf Bouafif Ben Alaya, qui a déclaré que le ministère a augmenté le niveau d’alerte à l’annonce du premier cas de Covid-19. Les quatre membres de la famille du jeune homme avec lesquels il était en contact ont également été mis en quarantaine. Les équipes médicales de surveillance vont assurer le suivi quotidien des 254 passagers qui étaient à bord du paquebot avec le voyageur contaminé et qui seront mis également en quarantaine le temps de la période d’incubation du virus qui dure quatorze jours. Ces derniers devront suivre les consignes à la lettre. A la moindre apparition de fièvre et de toux, ils devront alerter immédiatement le Samu. Pour l’heure, l’état de santé du jeune homme atteint du Covid-19 est stable, a souligné Nissaf Ben Alaya. L’état d’alerte reste élevé au niveau des aéroports, des ports et des postes frontaliers terrestres où le contrôle sanitaire des passagers et des voyageurs a été renforcé.

Toutes les dispositions ont été prises pour prévenir la propagation du virus et assurer le suivi et la prise en charge d’éventuels cas suspectés d’être porteurs du virus.

Ceux qui ne souffrent pas de maladies chroniques seront mis en quarantaine dans le lieu où ils se trouvent à l’instar des plaisanciers italiens qui séjournent à Hammamet-Sud et qui sont actuellement confinés dans leurs yachts. Si de nouveaux cas sont suspectés et qu’ils présentent des maladies chroniques qui peuvent entraîner des complications en cas de contamination par le virus, ils seront hospitalisés et mis sous traitement. Le directeur général des soins de santé de base, Chokri Hammouda, a souligné, à ce propos, que d’importants stocks de médicaments anti-inflammatoires ont été constitués et seront mis à la disposition des hôpitaux dans le cadre du programme de lutte contre la propagation du coronavirus.

Aujourd’hui, la situation reste sous contrôle tant qu’il s’agit de cas isolés mais elle peut devenir inquiétante si le virus se propage.

On parle alors de propagation intercommunautaire. C’est l’une des craintes du ministère de la Santé qui devra alors passer au palier supérieur et déclencher le niveau d’alerte 3 à l’échelle régionale et nationale. La commission nationale permanente pour le suivi et la lutte contre la propagation du coronavirus s’est réunie, hier en fin d’après-midi, pour assurer le suivi de la situation et émettre une série de recommandations qui devront être soumises par le ministre de la Santé, Abdellatif Mekki, au chef du gouvernement.

Un commentaire

  1. karabaka youssef

    03/03/2020 à 09:00

    les solutions viennent d’après les prévisions ( USA) d’ici l’été ou l’automne. on n’a pas de choix sauf combattre avec nos moyens notamment au niveau de la prévention.

    la problématique et plus profonde: comment faire de nos malheurs des bonheurs.? En principe , cette affaire doit pousser le gouvernement à mettre une stratégie de recherche scientifique pour satisfaire à nos besoins dans tous les domaines et pour faire faces, dans l’avenir; à des tels virus et maladies: les fruits de la recherche scientifiques ne sont pas imminents mais il faut mettre le paquet et commencer.

    Dans ce cadre là, je me souviens d’une sagesse du directeur de mon école primaire qui prévoit :ليس من العار أن يفشل الإنسان لكن العار أن يبقى الإنسان حيث فشل . c à d que la défaite n’est pas une honte mais la honte est de rester dans cet état.

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