Des photographies d’art diptyque issues de photomontage, une mise en scène et une installation vidéo expérimentale titrée «sécurité», mettent en valeur les émotions fortes et les états d’âme.
La galerie Elbirou abrite actuellement une exposition personnelle de l’artiste Asma Laâjimi titrée «Poissons qui apprennent à nager» comportant 25 tableaux de photos d’art diptyque et une installation vidéo expérimentale sous l’intitulé «Sécurité» et dont le vernissage a eu lieu le samedi 27 avril.

En fait, ces tableaux de photos très esthétiques mettent en valeur les émotions fortes d’une jeune adolescente et relatent des expériences et des leçons de vie. Quant à l’installation vidéo, elle consiste en la projection de séquences d’une vidéo expérimentale mettant en valeur l’état d’âme d’insécurité qui caractérise une expérience vécue par l’artiste.

«Dans cette exposition, j’ai essayé de mettre en exergue toutes ces émotions fortes et ces états d’âme que l’on vit pour la première fois, à l’âge de 17 ans. En s’appuyant sur un concept de «journal intime», l’exposition s’articule sur l’être vulnérable, dépendant, amoureux, innocent, mélancolique, violent, déçu, fragile, révolté et stupide, que j’ai vu en moi et en mes amies.

Certes, c’est l’âge de l’innocence mais c’est aussi l’âge de la recherche de la maturité. Et parce que féminité et jeunesse riment avec ardeur et déception, je me suis toujours inspirée de cette duplicité», nous a-t-elle affirmé tout en enchaînant : «Mes œuvres d’art diptyque sont en fait réalisées en utilisant le photomontage et la mise en scène.

Quant à l’installation vidéo expérimentale, elle se traduit par la réalisation de séquences audiovisuelles sur divers éléments (personnages, animaux, objets…) qui suggèrent un sentiment d’insécurité dans l’espace public».

La jeune artiste est née à Sousse en 1999.

Elle poursuit actuellement ses études en Design à l’Ecole supérieure des sciences et technologies de design à Denden-La Manouba (Tunis). Elle a participé à plusieurs expositions collectives, notamment dans deux festivals, à savoir le festival international du film amateur de Kélibia (2017) et le festival d’art féministe baptisé «chouftouhonna»qui s’est déroulé au Théâtre national à Halfaouine (Tunis), et ce, en septembre 2018.

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