Oublier le match aller et agir en conquérant même si l’on a affaire à un «casse-dents» comme TPMazembe. C’est seulement de cette manière que l’Espérance pourrait sortir indemne du bourbier de Lubumbashi tout à l’heure. La bravoure et l’application seront payants à coup sûr !

Celui qui aura le dernier mot dans le duel de cet après-midi à Lubumbashi entre le Tout-Puissant Mazembe et l’Espérance Sportive de Tunis, dans le cadre de la demi-finale retour, aura de très fortes chances d’être sacré champion d’Afrique.

On est loin de minimiser la valeur des deux autres demi-finalistes, à savoir Widad Casablanca et Mamelodi Sundowns, mais celui qui vaincra dans la bataille de Lubumbashi sortira fortement grandi car il s’agit là d’une finale avant la lettre entre les représentants tunisien et congolais qui comptent ensemble huit trophées continentaux dans la plus prestigieuse des compétitions africaines.

Comment va réagir le quintuple champion d’Afrique dans son antre après avoir concédé une courte défaite (0-1) à Radès au match aller il y a une semaine ?

Ce jour-là, on n’a presque rien vu du grand TPMazembe dont le seul nom épouvante plus d’un grand club en Afrique. La possession de la balle était revenue largement à l’Espérance (plus de 70%) avec à la clé un beau but réalisé par l’Algérien Youssef Blaïli (57e).

On a vu beaucoup de calcul des deux côtés dans cette première manche qui fait partie du passé, mais dont l’impact est à vérifier aujourd’hui dans le fief des Congolais.

D’aucuns diront que cette «petite» avance de l’Espérance pourrait s’avérer insuffisante face à un ogre aux dents longues qui se comporte toujours en rouleau compresseur et en machine à buts chez lui. Et si l’on se fiait à cette hypothèse, le voyage à Lubumbashi aurait alors été inutile! Il n’y a donc pas lieu de se comporter avec la peur au ventre en refusant le jeu.

Un vrai champion ne doit jamais baisser ni les yeux ni les bras. Et loin de toute exaltation, l’Espérance se trouve devant une épreuve peut-être extra-footballistique, c’est-à-dire que son allié ou son ennemi sera aujourd’hui son mental.

Le mental fera la différence

Lors du match aller, on a vu à l’œuvre les deux protagonistes. Et sans la moindre exagération, l’on en a déduit que l’Espérance était supérieure à tous les niveaux. Et n’eût été le ratage des occasions ratées particulièrement par Taha Yassine Khénissi et Haïthem Jouini, la supériorité de l’équipe de Bab Souika aurait été matérialisée avec éloquence.

Ce qui rassure par ailleurs, c’est que Mouine Chaâbani a déclaré avant le départ pour Lubumbashi que «l’Espérance ne va pas se contenter de refuser le jeu en subissant les assauts offensifs de l’adversaire sans rendre les coups. Loin s’en faut, car nous avons mis au point un système susceptible de nous mettre en position d’imposer le respect à notre adversaire».

Blaïli et Badri, l’arme gagnante

Et même si Mouine Chaâbani n’a rien laissé filtrer à propos de la tactique à adopter cet après-midi, on en conclut que l’Espérance ne servira pas de «punching ball» ou de simple perchoir pour les «Corbeaux» qui n’auront pour dessein que de lui ravir la couronne africaine. La bravoure, l’audace, le culot et la rage du dépassement de soi et de vaincre qui font la réputation de l’Espérance doivent être démontrés encore une fois aujourd’hui plus que jamais auparavant. Pour ce faire, l’équipe de Bab Souika est pourvue de beaucoup d’armes fatales. Il y a d’abord son milieu de terrain qui sera, fort probablement, composé de Kom, Coulibaly, Chaâlali et Meskini et qui saura fermer les brèches et en même temps amorcer des contres rapides que les virevoltants Badri et Blaïli pourraient transformer en buts. Bref, pour aspirer à la qualification dans un match pareil, il faudra jouer sur sa vraie valeur et ne pas se contenter de protéger les filets de Ben Chrifia du début jusqu’à la fin. Chose qui fera le jeu des locaux sans l’ombre d’un doute !

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