L’Utap appelle l’autorité de tutelle à sauver la filière de production animale en accélérant la révision immédiate du prix du lait au niveau de la production et en mettant en œuvre le mécanisme de dynamisation des prix.

Face à l’accroissement des problématiques vécues lors des campagnes agricoles et notamment celle des Grandes cultures ainsi que les filières de production en cette période marquée par une situation sanitaire délicate, qui a suscité des réclamations et revendications des agriculteurs et des pêcheurs, l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap) attribue la responsabilité au pouvoir de tutelle suite à la dégradation de la situation et l’invite, en urgence, à annuler la circulaire invitant à suspendre les services administratifs et portuaires et l’approvisionnement en carburant, le temps de parachever la convention avec l’Utap au sujet des points litigieux en suspens qui n’ont pas encore été tranchés et qui concernent les montants d’exploitation du système de contrôle des unités de pêche par satellite (VMS).

Dans ce cadre, l’Utap dénonce, avec force, le fait que l’autorité de tutelle poursuit son obstination  à ignorer les demandes des professionnels imposant une politique du fait accompli en appliquant ce système sans résoudre les problématiques en suspens en accord avec la profession. Cela démontre que l’autorité en question veut adopter une démarche unilatérale, ce qui constitue une méthode acerbe lésant les intérêts des pêcheurs et le secteur de la pêche.

Renforcer le contrôle de la distribution

L’organisation agricole souligne que l’autorité de tutelle veut, de ce fait, renoncer à ses engagements et prévient de la tension constatée dans tous les ports de pêche et l’accroissement du taux de colère parmi les pêcheurs. L’Utap se dit prêt à travers ses structures et ses affiliés à pratiquer toutes les formes de lutte légales en vue de défendre les droits des pêcheurs. Par ailleurs, cette organisation professionnelle appelle l’autorité de tutelle à fournir l’ammonitrate en quantités suffisantes pour satisfaire les besoins de tous les agriculteurs en cette période délicate de la campagne en renforçant le contrôle sur les circuits de distribution, et ce, pour sauver la campagne dont le démarrage a été retardé en l’absence de DAP.

Il s’agit aussi de sauver la filière de production animale en accélérant la révision immédiate du prix du lait au niveau de la production et en mettant en œuvre le mécanisme de dynamisation des prix. Un appel est également lancé pour éviter le manque important des produits fourragers compensés en fournissant de grandes quantités d’orge permettant de satisfaire  les besoins des éleveurs et en annulant le système des quotas appliqué jusqu’ici, ce qui a perturbé les opérations de distribution. 

Par ailleurs, l’Utap appelle l’autorité de tutelle à intervenir en urgence en vue d’arrêter la chute  vertigineuse des prix des produits de volailles, et ce, à cause du fléchissement de la demande. D’où la nécessité d’ajuster les niveaux de production et de faire face vigoureusement à la contrebande pour atténuer les pertes subies par les éleveurs et leur permettre de confronter la flambée du coût de l’alimentation tout en préservant la pérennité de ladite filière. D’autre part, l’organisation agricole attire l’attention sur l’augmentation de la destruction des produits agricoles à cause des dispositions prises pour réduire la propagation du Covid-19, ce qui a lésé les capacités des agriculteurs et des pêcheurs et multiplié leurs pertes.

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Un commentaire

  1. dekli nasreddine

    29/01/2021 à 18:33

    Quid du secteur aquacole? on constate que l’UTAP dans son communiqué se préoccupe de tous les secteurs de l’agriculture et de la pêche et en oubli de façon flagrante le secteur de l’élevage aquacole qui se trouve dans une situation préoccupante et qui risque fortement de s’effondrer du fait du poids colossal de l’endettement. Il est clair que cette omission est en très grande partie due à la très faible représentativité de ce secteur et d’une absence totale d’une véritable stratégie nationale de sa corporation

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