Les dettes des hôpitaux publics  sont estimées à 457 millions de dinars rien qu’auprès de la Pharmacie centrale. Les dettes des hôpitaux publics, les centres hospitaliers universitaires (CHU) en particulier, sont si importantes qu’elles menacent leur fonctionnement. Le dossier de la dette des hôpitaux tunisiens a été rouvert récemment par le PDG de la Pharmacie Centrale qui a fait savoir que sa structure a décidé de rééchelonner les dettes de ces établissements. Autrement dit, la Pharmacie Centrale a décidé d’allonger la durée de remboursement de ces dettes en raison de l’incapacité des hôpitaux, notamment les CHU, à régler leurs factures, et ce, pour pouvoir continuer à les approvisionner en médicaments.

Les cinq hôpitaux universitaires que compte la Tunisie à savoir Charles Nicole et Rabta à Tunis, Habib Bourguiba et Hédi Shaker à Sfax, et Sahloul à Sousse, s’accaparent à eux seuls 30% des dus à la Pharmacie centrale, lesquels hôpitaux traînent des dettes d’une valeur de 435 millions de dinars envers la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM), a ajouté, Aymen Mekki, PDG de la Pharmacie Centrale, cité par la TAP. Le constat est confirmé par le directeur d’un CHU. Voulant garder l’anonymat il a expliqué à La Presse comment les 12 millions de dinars de dettes que son établissement doit à plusieurs établissements et prestataires de services dont notamment la Pharmacie Centrale, rend la gestion de son budget annuel très difficile. Dans ce sens il explique qu’il se trouve contraint à entrer dans des négociations avec la Pharmacie Centrale pour assurer l’approvisionnement en médicaments et produits nécessaires au bon fonctionnement de ses services. Pour lui, la seule solution réside l’annulation pure et simple de ces dettes, ainsi que le versement de fonds supplémentaires.

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Charger plus par Mohamed Khalil JELASSI
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