Beach handball | Jeux africains de plage : Deux défis à relever

 

Nos représentants mettront leurs deux titres continentaux en jeu lors des JAP qui démarreront jeudi prochain à Hammamet

La Tunisie sportive est actuellement à l’heure de l’ultime étape des préparatifs de la deuxième édition des Jeux africains de plage (JAP) qu’accueillera la station balnéaire de Hammamet Sud à partir de ce jeudi. Le handball tunisien sera, comme d’habitude de la fête, via les sélections féminine et masculine de beach hand. Celles-ci, à l’opposé des représentants tunisiens des autres disciplines, entameront l’épreuve en arborant le grade si flatteur de champion sortant, pour avoir remporté brillamment les titres africains (hommes et dames) de la dernière édition.

Oui, mais…

Il va sans dire donc que les yeux seront longuement braqués, durant ces joutes de Hammamet, sur ces deux sélections qui deviennent admirablement performantes dès qu’elles foulent cette arène sablonneuse qui leur est tant chère et sur laquelle elles évoluent comme sur du velours. Organiquement, cela n’a pas changé, bien que, paradoxalement depuis ces deux sacres, rien, absolument rien n’a été fait pour sinon renforcer, du moins préserver ces acquis. Bien au contraire, tout a été, depuis, mis bizarrement en veilleuse, et ce n’est pas l’intermède éphémère des Jeux mondiaux de Qatar qui prouve le contraire. C’est que, chez nous, au lieu d’investir dans ces deux joyaux, on les a carrément enterrés, comme en attestent l’absence de suivi, le manque alarmant de stages et de tournois et le «refus» têtu et énigmatique de lancer une compétition locale en bonne et due forme, passage obligé pour la promotion du beach hand. Ce niet des plus injustes témoigne, à notre sens, de l’ignorance des bienfaits de la politique d’investissement que l’Occident et particulièrement tout près de nous la France ont tôt fait de suivre jusqu’à nos jours, d’où un développement fulgurant de ce sport devenu là-bas un créneau porteur, avec l’augmentation galopante du nombre de clubs et de licenciés, l’institution de compétition nationale, l’organisation de championnats continentaux et du monde, la fréquence des cycles de formation d’entraîneurs et d’arbitres et enfin l’adhésion de plus en plus forte de célèbres et généreux sponsors.

Avec les moyens du bord  

En attendant qu’un… miracle se produise pour changer les choses, il serait tout à fait hasardeux de spéculer sur nos chances à ce rassemblement africain de Hammamet. Deux certitudes prometteuses cependant, à savoir la détermination des joueurs et joueuses et la maturité des deux entraîneurs nationaux, Hajer Ayari et Mohamed Tabboubi, incontestablement les meilleurs techniciens tunisiens dans cette spécialité.  Bonne chance !

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