L’Espérance de Zarzis n’a pas fait le poids:  Le Stade Tunisien en conquérant

La note est sévère pour l’ESZ, alors que le ST a tout simplement bien joué le coup, retrouvant au passage toute la verve offensive qui lui a manqué jusque-là au play-off.


Entre le leader du groupe B de la Ligue 2 et un acteur du play-off de la Ligue 1, l’objectif était le même, c’est-à-dire propulser davantage son ambition afin que la Coupe de cette saison soit la cerise sur le gâteau. Une motivation à son paroxysme donc avant de fouler l’aire de jeu du stade Abdesslam Kazouz de Zarzis, samedi dernier. Formation aux six trophées de Coupes et aux onze apothéoses disputées, le Stade Tunisien s’est donc produit en début de week-end dernier  à Zarzis en connaisseur du milieu, décidé à aller au-devant de toutes les difficultés rencontrées contre un adversaire qui en connaît lui aussi un rayon sur cette compétition, pour avoir par le passé détrompé les pronostics en finale face à l’EST lors de l’édition de 2005. Revisitons à présent les temps forts d’un match où le ST a globalement montré sa supériorité en terrain hostile. Les deux équipes ont ainsi débuté la rencontre «le pied sur le frein» via un round d’observation de part et d’autre. Et au fil des minutes, les locaux reculent leur bloc-équipe et tentent de surprendre sur des contres éclairs. Ce faisant, l’ESZ obtiendra trois corners, mais c’est le Stade qui met le pied sur le ballon, presse assez haut et tente des percées par les ailes. Par la suite, le tournant interviendra à la 45’ avec une incursion de Bilel Mejri, fauché dans la surface de réparation. Le penalty décrété est transformé par Ghazi Ayadi, et à la pause donc, le Stade prend déjà les devants. Globalement, en première période, sans parler de différence de niveau ou de gouffre entre les deux équipes, l’on note que le Stade a pris le manche dès le début, imposant son rythme et dictant la cadence à suivre. Quant aux locaux, si l’on ne peut les blâmer de s’être montrés attentistes et prudents à l’excès, le stratagème aurait pu fonctionner n’eut été cette accélération fulgurante de Mejri juste avant la pause. Il faut dire que le plan prôné par l’ES Zarzis avait du bon, en érigeant deux rideaux défensifs et en tentant de se déployer furtivement en situation de relance. Sauf qu’il fallait composer avec les aléas du match, tel ce raid stadiste ravageur et cette hésitation défensive zarzisienne…

Khadraoui et Mejri scellent le sort de Zarzis

Le but stadiste est donc intervenu  à un moment délicat pour l’ESZ. Une réalisation qui a permis aux Khadhraoui, Ouerghemi, Sahraoui, Ben Abda et autre Chihi de revoir leur système en seconde période, alors que ce fut au tour des locaux d’avancer d’un cran et de tenter de bousculer les visiteurs. A force de persévérer et d’insister, l’ESZ y laissera des forces, une opportunité saisie au vol par Hamadi Daou qui a, entretemps, lancé Haithem Jouini, Khalfa et Ben Hmida  dans l’optique de doubler la mise et sceller le sort de l’adversaire. A un quart d’heure de la fin, sur balle arrêtée, Khadhraoui place le cuir hors de portée de Robei. Ce but a porté un coup au moral de l’ESZ qui constate, alors que le Stade, en conquérant, signera un troisième but au passage, œuvre de l’insaisissable Mejri. La note est sévère pour l’ESZ, alors que le ST a tout simplement bien joué le coup, retrouvant au passage toute la verve offensive qui lui a manqué jusque-là au play-off.

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