Massacres à Gaza : Une entité sioniste isolée qui continue cependant de pilonner les civils

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Une entité impose sa barbarie au monde entier. Bien qu’il jouisse d’un soutien de plus en plus fragile de la part des Etats-Unis, Israël poursuit sa politique de fuite en avant en multipliant les massacres, le dernier en date a été enregistré à Rafah, faisant des dizaines de martyrs dont des enfants.

L’entité sioniste a bombardé, dimanche, un centre pour personnes déplacées près de Rafah, dans le Sud de la bande de Gaza, faisant au moins 40 martyrs. Si l’État hébreu présume avoir visé un complexe du Hamas et se félicite d’avoir tué deux responsables du mouvement, les victimes sont en majorité des civils et les images de camps en feu ont choqué la communauté internationale qui s’est contentée de condamner ces crimes de guerre.

En dépit des messages d’avertissement lancés par de nombreux pays contre les plans militaires de l’occupant à Rafah, dernier refuge pour les Gazaouis déplacés, de nouvelles frappes aériennes menées par Israël ont tué, en effet,  40 Palestiniens et blessé des dizaines d’autres, selon un bilan provisoire.

« Le massacre commis par l’armée d’occupation israélienne dans les tentes de réfugiés dans le nord-ouest de la ville de Rafah, dans le Sud de la bande de Gaza, a fait au moins 40 martyrs et 65 blessés », a déclaré Mohammed al-Mughayyir, un responsable de la Défense civile dans la bande de Gaza. Selon le ministère de la Santé à Gaza, les victimes sont en majorité des femmes et des enfants.

« Les équipes d’ambulanciers du Croissant-Rouge palestinien transportent un grand nombre de martyrs et de blessés après que l’occupation a ciblé les tentes des personnes déplacées près du siège des Nations unies, au nord-ouest de Rafah », a déclaré le Croissant-Rouge, ajoutant que « ce lieu avait été désigné par l’occupation israélienne comme une zone humanitaire ».

Les bombes pilonnent les tentes

Pour sa part, la présidence palestinienne a accusé Israël d’avoir délibérément visé un centre pour personnes déplacées près de Rafah, dans la pointe sud de la bande de Gaza. «Cet atroce massacre perpétré par les forces d’occupation israéliennes est un défi à toutes les résolutions internationales», a écrit la présidence palestinienne dans un communiqué, accusant Israël d’avoir «délibérément visé» un campement de personnes déplacées.

Le Hamas a appelé dimanche les Palestiniens à «se lever et marcher» après le «massacre» commis selon lui par l’armée israélienne dans un centre pour personnes déplacées près de Rafah, dans le Sud de la bande de Gaza.

Face à ces atrocités interminables, plusieurs pays ont haussé le ton. Les décisions relatives à Gaza prises par la Cour internationale de justice (CIJ), la plus haute juridiction de l’ONU, doivent être appliquées, a martelé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, au lendemain de cette attaque meurtrière. «Tout le monde est d’accord pour dire que les décisions de la Cour internationale de justice sont contraignante et qu’elles doivent être mises en œuvre», a martelé Borrell, après l’ordre donné par cette Cour à Israël de cesser «immédiatement» son offensive à Rafah, dans le Sud de la bande de Gaza.

En effet, il y a quelques jours, la Cour internationale de justice a ordonné à Israël de cesser immédiatement ses attaques sur Rafah, de ne pas bloquer l’aide humanitaire et de permettre aux fonctionnaires de l’ONU d’entrer à Gaza pour enquêter sur ses crimes.

Les frappes israéliennes dans la ville palestinienne de Rafah pourraient «entraver» les pourparlers de trêve à Gaza, a mis en garde, pour sa part, le Qatar, pays médiateur entre Israël et le Hamas.

L’Egypte a condamné un «bombardement délibéré des forces israéliennes sur des tentes de déplacés» à Rafah.

De son côté, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a promis hier que son pays ferait «tout son possible» pour que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et les autorités «barbares rendent des comptes», au lendemain des frappes sur Rafah. «En tant que Turquie, nous ferons tout notre possible pour demander des comptes à ces barbares et à ces meurtriers qui n’ont rien à voir avec l’humanité», a indiqué Erdogan. 

Le président de la République française, Emmanuel Macron, a martelé que les frappes israéliennes «doivent cesser» et déploré l’absence de zones sûres à Rafah pour les civils palestiniens.

La reconnaissance de l’Etat palestinien s’impose

Si ce genre de massacres ne fait qu’affaiblir l’entité sioniste, une opinion publique favorable aux droits palestiniens fait tache d’huile dans le monde occidental. Une opinion qui a été récemment traduite par des positions officielles dans la mesure où plusieurs pays européens ont annoncé avoir reconnu l’Etat palestinien. L’Espagne, l’Irlande et la Norvège ont annoncé il y a quelques jours qu’elles reconnaissent désormais un État palestinien. Ces trois pays européens qui travaillent à la promotion de l’Autorité nationale palestinienne au statut d’État pourraient être rejoints par un quatrième, la Slovénie.

Dans ce nouveau contexte favorable à la création d’un Etat palestinien, des dirigeants européens et représentants de pays arabes, dont le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, se sont réunis à Bruxelles, dimanche dernier. Lors de cette réunion ministérielle, les dirigeants présents ont par ailleurs discuté “des moyens d’unir leurs forces afin d’avancer vers une solution à deux Etats” et de parvenir à la paix, le tout tourne autour de la naissance de l’Etat palestinien internationalement reconnu.

Notons enfin qu’avec l’annonce de l’Espagne, l’Irlande et la Norvège, 146 des 193 pays membres de l’Organisation des Nations unies reconnaissent officiellement l’Etat de Palestine.

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