FITA 2024 | Développement des compétences africaines – Objectif : l’industrialisation du continent

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«Il y a plusieurs moyens pour développer les compétences africaines afin d’accompagner l’industrialisation du continent. Parmi ces moyens, il y a la coopération sud-sud. Une composante essentielle de la coopération internationale pour le développement, basée sur le transfert et l’échange des connaissances, du savoir-faire, de l’expertise et des bonnes pratiques», c’est ce qu’a fait savoir, récemment, Mohamed Blidi, directeur général de l’Agence tunisienne de coopération technique, lors d’un panel consacré au développement des compétences africaines pour accompagner l’industrialisation du continent, et ce à l’occasion du Fita 2024.

«Comment développer les compétences africaines pour accompagner l’industrialisation du continent ? » a été l’un des thèmes débattus lors de la 7e édition du forum international « Financing Investment & Trade in Africa-Fita 2024 », qui s’est déroulé les 11 et 12 juin à Tunis.  A cette occasion, Maciej Pawłowski, Business Development Manager pour l’Algérie et la Tunisie, a déclaré que « l’Afrique a besoin d’industrialisation ». Il a développé, « pour acquérir ce savoir-faire, la meilleure option est d’attirer les investissements étrangers. Avec le temps, il faut développer l’industrie nationale en se basant sur les expériences et les solutions retenues par les pays développés. Nous avons suivi cette démarche en Pologne depuis les années 90 ». Il a également fait savoir que les investissements sont, pour la Pologne, un moyen pour diminuer les coûts de production.

Une coopération sud-sud

De son côté, Mohamed Blidi, directeur général de l’Agence tunisienne de coopération technique, a mentionné qu’il y a plusieurs moyens pour développer les compétences africaines afin d’accompagner l’industrialisation du continent. «Parmi ces moyens, il y a la coopération sud-sud. Une composante essentielle de la coopération internationale pour le développement, basée sur le transfert et l’échange des connaissances, du savoir-faire, de l’expertise et des bonnes pratiques.

En se basant sur des valeurs comme la solidarité, la fraternité et la similitude des contextes politique, social et culturel, les pays du sud, et notamment les pays africains, ont beaucoup de choses à partager et beaucoup d’enseignements à tirer de leurs différents processus de développement du secteur industriel. Cet échange pourrait se faire à travers plusieurs activités comme l’organisation d’activités de formation, les voyages d’études pour s’enquérir des différentes expériences, la réalisation de différentes actions d’assistance technique et d’accompagnement pour développer les compétences humaines et institutionnelles ».

Blidi a, d’autre part, rappelé que l’Agence tunisienne de coopération technique a œuvré depuis sa création, en 1972, pour la promotion du savoir-faire et de l’expérience tunisienne dans les différents secteurs. Elle a ainsi contribué au renforcement des capacités institutionnelles dans beaucoup de pays africains comme la Mauritanie avec le développement de son système de formation professionnelle et la Guinée par le développement de la chaîne de valeur des produits agricoles (mangue et anacarde), et ce, avec l’appui de ses partenaires notamment la Banque islamique de développement, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique et l’Organisation mondiale du commerce.

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