«Le titre “Arboun” est relatif à nos fêtes ou à nos soirées privées en Tunisie. Malheureusement, avec le temps, le terme a acquis un sens péjoratif mais, dans la réalité, il s’agit d’un gage de confiance et d’un contrat moral de valeur. Ce sens réel du mot “Arboun” (gage) a disparu. Le titre, nous l’avons choisi pour donner une autre idée de ce concept et pour offrir au public un autre genre de “Arboun” tout à fait différent de ses attentes», explique le jeune chanteur lyrique tunisien, Haythem Lahdhiri.

Une manière plaisante d’aborder la question de la fête ? «Tout ce qui est de l’ordre du spectacle est, pour moi, une fête » poursuit l’artiste. «Ce spectacle respecte les codes de la fête. Notre objectif est de décrire la fête mais d’une manière très différente avec un fil narratif et humour certain. Cela raconte la vie des musiciens et leurs rapports avec la musique».

Il s’agit d’un spectacle où nous allons assister à l’expérience d’un chanteur d’opéra tout à fait différent des couleurs habituelles et qui tente un autre genre. Notons que Haythem Hadhiri a, depuis quelques années, marqué une évolution remarquable dans le monde de l’Opéra. Diplômé de l’Institut supérieur de musique de Tunis et spécialisé en chant oriental, il a changé le cours de sa voie pour se distinguer dans le chant lyrique. Premier prix d’excellence du concours international de chant lyrique aux «Clés d’or de l’Île de France 2012», où il fut, de surcroît, le seul participant arabe. Un prix qui a lancé la carrière du jeune artiste car, depuis, il n’a pas arrêté d’accumuler les spectacles non sans s’essayer à d’autres genres. En effet, on a assisté à ses performances vocales dans un autre répertoire tout à fait différent qui est celui d’Al Hadhra de Fadhel Jaziri.

«Nous avons choisi un répertoire connu dans l’objectif de lui donner une autre lecture et une autre interprétation, explique-t-il, un répertoire à majorité tunisienne». Un répertoire connu mais avec un autre traitement, puisque Haythem Hadhiri est passé par plusieurs expériences dont le chant lyrique, le classique tunisien, le classique oriental et l’Opéra. Un spectacle qui a condensé ses différentes expériences personnelles avec une écriture fraîche et une interprétation originale. C’est aussi une découverte pour le public qui connaît Haythem Lahdhiri dans un autre style musical. Mais pour montrer une autre facette de lui, l’artiste n’a pas voulu intriguer avec un nouveau répertoire nouvellement écrit. «Il vaut mieux donner au public un avant-goût avec des choses qui ne lui sont pas étrangères. Cela dit, nous avons beaucoup travaillé sur la nouvelle interprétation de ce répertoire», a-t-il confirmé.

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