Les espaces de remise en forme ont connu un regain d’intérêt après l’épidémie du Covid-19. Les centres sportifs avec piscine d’intérieur ont la cote en pleine canicule. 


Après la période de confinement qui a duré deux mois, beaucoup de personnes se sont jurées de se remettre au sport en salle ou en plein air. Soit pour perdre du poids après un long laps de temps passé dans le confort du domicile, soit pour décompresser ou se remettre en forme. Début juin, les salles de sport sont envahies par les amateurs de sport qui s’en donnent à cœur joie pour reprendre goût à la vie et au bien-être. En juillet, avec la forte chaleur, la piscine devient plus commode. Ainsi, les abonnés se ruent sur  les quelques espaces qui proposent un accès piscine. En effet, tous les centres de remise en forme ne proposent pas nécessairement ce service. Il faut savoir que le coût d’un abonnement pour la piscine afin de bénéficier de l’aquagym, sport dans l’eau, n’est pas accessible pour tout le monde. Il est trois à quatre fois plus cher qu’un accès à la salle de musculation. Pour un mois d’accès à l’espace «forme» qui comporte des vélos et des tapis roulant sur place pour la marche rapide et autres engins de musculation, cinquante à soixante dinars feront l’affaire. Tandis que la piscine privée coûte en moyenne 200 dinars par mois ou encore 30 dinars pour une entrée pendant la journée, hormis les piscines publiques ou olympiques. On se demande qui peut se permettre ce luxe ? Détrompez-vous, une offre attractive de 410 dinars pour toutes les composantes du centre de sport basé à Ennasr (Ariana), valable pendant trois mois consécutifs, attire la clientèle. En effet, des séances de «shark bike» vélos dans l’eau sont au programme avec un coach pour motiver le groupe en pleine soirée. Le centre ferme à 23h00 pour ne rien gâcher au plaisir. D’autres espaces basés à La Soukra  proposent un accès piscine pour les grands et petits et connaissent un franc succès depuis quelques années déjà.

Tous à l’eau ! 

Un club de natation pour les enfants à partir de cinq ans  est programmé dans cet espace respectivement mercredi, vendredi après-midi et samedi matin. Les adultes se retrouvent quant à eux pour des séances d’aquabike qui permettent de revigorer les muscles des jambes et tonifier le corps tout en se rafraîchissant dans l’eau. A chacun sa formule. A défaut de séances de thalassothérapie, le client peut accéder à une salle de sauna, chambre chaude d’origine finlandaise, pour éliminer les toxines du corps tout en se reposant. Il peut avoir droit au hammam avec des jets d’eau froide en pleine séance de bain maure, d’origine ottomane (turque). Toutefois, des mesures plus strictes sont exigées comme le port obligatoire du bonnet de bain, d’amener sa propre serviette de bain contrairement à ce qui se passait auparavant. Tout ceci a un coût exceptionnel que doit consentir le client sous peine de se voir refuser l’abonnement. Le bonnet coûte à lui seul entre 25 et 35 dinars. Il faut se doucher avant d’accéder dans la piscine mixte, même si 90% de la clientèle est masculine. Le sauna et le hammam sont distincts pour hommes, d’un côté, et pour femmes, d’un autre côté bien évidemment. Un ensemble de distractions pour se détendre pour se rafraîchir et profiter des joies de l’eau.

Faire du sport s’apparente à un luxe en période post-Covid-19 pour différentes raisons. Beaucoup de personnes se contentent d’aller à la mer pour se baigner dans l’une des plages propices à la baignade. 70% d’entre elles sont conformes aux normes et agrémentées selon les dernières informations. De plus, le risque de contamination est mineur par rapport au risque qu’on prend dans la piscine, véritable foyer de microbes et nid de bactéries.

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