Des dizaines de contestataires parmi les blouses blanches ont effectué, lundi dernier, un rassemblement de protestation devant la place de La Kasbah, exigeant d’être titularisés. Les protestataires ont critiqué «la politique adoptée par l’Etat dans le traitement du dossier de l’emploi» et revendiqué  leur droit à la titularisation dans la fonction publique.

Affichant une expression d’angoisse quant à leur avenir incertain, ces protestataires expriment un fort désarroi face à un futur morose, fait de chômage et de précarité.  Leur discours est empreint d’un mélange de colère et de lassitude. Dans ce contexte, Rouissi Alaeddine, trésorier à l’Union nationale des professionnels de la santé, a mentionné qu’ils sont là pour défendre les intérêts économiques et sociaux des contractuels. Après un an de contrat, la titularisation est automatique sauf qu’on n’est pas en train d’appliquer la loi dans ce sens». Rappelons qu’on compte plus que 3.500 contractuels parmi les professionnels de la santé. Ils attendent avec impatience leur  titularisation.

De fausses promesses

Rouissi a ajouté que « le gouvernement  a refusé d’ouvrir la porte au dialogue pour trouver des solutions finales et adéquates. Le problème est devenu une question de dignité. Nous appelons tous les professionnels de la santé sous contrat à informer les établissements de santé où ils travaillent d’annuler unilatéralement les contrats et de s’engager dans une série de mouvements de protestations et de grèves. Quoi de plus pénible qu’un diplômé se trouvant au chômage ?», a-t-il conclu.

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