Le réchauffement climatique constaté depuis le début de l’ère industrielle a été bel et bien provoqué par les activités de l’homme, plus qu’il ne l’est par des processus naturels, a constaté une nouvelle étude intitulée « réduire les contributions humaines au réchauffement observé depuis la période préindustrielle « : https://www.nature.com/articles/s41558-020-00965-9

Selon cette étude menée par une équipe internationale de scientifiques et publiée, le 18 Janvier courant, dans la revue « Nature Climate Change », l’effet des processus naturels est « négligeable » en la matière, comparé à ce qu’ont fait les humains .

La planète a gagné plus de 1°C depuis le milieu du XIXe siècle, provoquant déjà une multiplication d’événements météorologiques extrêmes à travers le monde, des canicules aux inondations, en passant par les ouragans.

Les auteurs de l’étude ont voulu déterminer quelle part de ce réchauffement est provoquée directement par les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines, et quelle part est liée aux « forçages naturels » (il s’agit des perturbations dans l’équilibre énergétique de la Terre, qui engendrent des changements de températures).

Ces derniers sont des facteurs naturels, comme de grosses éruptions volcaniques ou les fluctuations du rayonnement solaire, qui sont souvent pris en exemple par ceux qui nient la responsabilité de l’Homme dans le réchauffement.

Treize modèles climatiques différents ont été passés en revue par les scientifiques pour simuler les changements de températures selon trois scénarios : dans le premier, les aérosols sont les seuls contributeurs au réchauffement, dans le deuxième, seuls sont considérés les forçages naturels, et dans le troisième, les émissions de gaz à effet de serre sont prises en compte. Ils concluent que l’activité humaine a contribué au réchauffement à hauteur de 0,9 à 1,3°C, une estimation en adéquation avec le réchauffement actuel.

« Nos résultats montrent clairement, que le réchauffement climatique est provoqué principalement, par les humains », a commenté Nathan Gillet, du Centre canadien pour la modélisation climatique, l’environnement et le changement climatique, cité par le site infodurable.fr.

L’accord de Paris de 2015 vise à maintenir le réchauffement de la planète nettement au-dessous de + 2°C, si possible + 1,5°C. Il prévoit de contenir d’ici à 2100, le réchauffement climatique « nettement en-dessous de 2 °C, par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 °C «  (article 2).

Mais, pour espérer respecter l’objectif de + 1,5°C, il faudrait réduire les émissions des gaz à effet de serre de 7,6 % par an, entre 2020 et 2030, selon l’ONU. Un chiffre similaire à la baisse effectivement mesurée en 2020, mais en raison de la pandémie de Covid-19.

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