Devenir entrepreneur peut être une issue passionnante pour une personne à la recherche d’un emploi et dans l’impasse professionnellement. L’entrepreneuriat et l’innovation constituent des tremplins vers la liberté, la mobilité sociale et la prospérité, si l’environnement des affaires le permet et si les conditions générales sont réunies.

Nombreuses sont les motivations de devenir entrepreneur : suivre un idéal, prouver des compétences, répondre à un besoin de reconnaissance, le goût de l’aventure professionnelle, avoir le sens des responsabilités, ne plus dépendre d’une hiérarchie ou encore être le propre acteur de sa réussite. Maints facteurs déterminants expliquent le succès de l’entrepreneuriat aujourd’hui.

L’initiation des  start-up et de l’entrepreneuriat des jeunes en Tunisie a commencé depuis plusieurs années. Cependant, c’est tout récemment que ce phénomène est devenu important pour l’économie nationale, digne de l’attention des décideurs politiques, et qu’une ressemblance d’un écosystème commence à prendre forme. Aujourd’hui, l’entrepreneuriat est l’une des opportunités de carrière les plus attractives pour les jeunes professionnels et diplômés. L’importance croissante accordée à ce secteur est illustrée par les nombreuses initiatives et partenariats conclus pour autonomiser l’entrepreneuriat des jeunes dans le pays. En substance, l’entrepreneuriat des jeunes s’est avéré être un pilier du développement et essentiel au plan de croissance économique en Tunisie.

Potentiel d’innovation sous-exploité

Pourtant, l’entrepreneuriat, ainsi que l’employabilité des jeunes souffrent toujours de quelques difficultés. Selon Douja Gharbi, CEO et Cofondatrice de RedStart Tunisie, «malgré l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs et la nouvelle dynamique insufflée par les incubateurs, les accélérateurs et les fablabs, ainsi que l’ensemble de son écosystème de l’innovation et de l’entrepreneuriat, le nombre d’entreprises tunisiennes ayant franchi le cap de l’internationalisation demeure assez timide, tandis que le potentiel d’innovation dans les régions intérieures reste sous-exploité».

Sur le plan financier, Gharbi précise «qu’aujourd’hui, il existe de nouveaux modes de financements innovants, comme le Crowdfunding (financement participatif), le prêt d’honneur et autres qui peuvent aider les jeunes à monter leurs projets sans recourir aux crédits bancaires aux taux élevés».

Dans le même contexte, Clara Guilhem, chef de projet Innovi-Expertise France, souligne que, dans le cadre du programme Red’Innov de RedStart Tunisie, soutenu par Innov’i (projet financé par l’Union européenne et mise en œuvre par Expertise France), plus de 50 sessions de sensibilisation à l’innovation et à l’entrepreneuriat ont été organisées, plus de 50 start-up et PME ont été accompagnées et 180 entrepreneurs ont été formés sur la levée de fonds et l’accès aux marchés.

Ce projet et bien d’autres misent sur l’importance de l’innovation qui permet aux jeunes entrepreneurs d’être compétitifs et de monter des projets innovants qui les différencient de leurs concurrents, sachant que tous les métiers peuvent aujourd’hui être transformés et digitalisés pour créer de nouvelles opportunités.

Transformation digitale

A l’heure où la Tunisie adhère à une reconstruction et réadaptation de l’écosystème entrepreneurial sous l’effet combiné des technologies numériques et de la digitalisation de l’entrepreneuriat, la transformation digitale devient aujourd’hui un processus inéluctable pour un nombre d’entreprises, et les déterminants de la survie et de la croissance des start-up digitales sont mis à l’épreuve.

L’importance de la création d’entreprises innovantes ne cesse de se confirmer. En effet, les start-up garantissent des retombées, en termes de nouveaux débouchés économiques et d’emplois de haute qualification et elles ont le potentiel d’assurer l’intégration de l’économie tunisienne dans la compétitivité des marchés de demain.

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