Ramadan – Aides sociales à Zarzis : Personne ne reste sur sa faim

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Très active, la responsable de l’Union locale de solidarité sociale à Zarzis est constamment à pied d’œuvre. Outre la livraison des aides aux nécessiteux au début de chaque quinzaine de ce mois saint, elle s’occupe également des couffins pour les familles qui en ont besoin, tout en recevant les listes des seize imadas.

Ambiance d’entraide et de partage

La responsable vérifie minutieusement les noms des bénéficiaires et donne l’ordre à ses agents de se déplacer pour voir l’état des demeures, s’il le faut, avant de livrer les listes au délégué de la ville (250 ont été proposés au cours de la première semaine). Ensuite, la livraison de ces aides aux plus démunis se déroule en toute transparence, avec la participation de l’Utss. « Certaines personnes aisées viennent, parfois, nous proposer qu’elles veulent aider les pauvres et souhaitent qu’on garde l’anonymat à leur égard », nous confie-t-elle. A Zarzis, l’ambiance est celle d’entraide et de partage.

Les dons, que collectent les activistes Chahreddine Ben Amor à Paris et sa cousine Arij à Zarzis, sont aussi accueillis et distribués aux nécessiteux. D’autre part, les Africains, les Syriens, les Libyens et les passagers ne restent pas sur leur faim après la rupture du jeûne, puisqu’il y a quatre grands restaurants de cœur : au nord ( Hassi Jerbi), au sud ( Chekerbène), au centre-ville ( Tahar Sfar) et à l’ouest ( Mouensa). Ceci étant, sans compter les petits restos des quartiers.

Pourvu que ça dure !

Contrairement aux années précédentes et dès les premiers jours de Ramadan, les agents de contrôle économique et ceux de la police municipale ont marqué leur présence un peu partout dans la ville, malgré le manque de personnel. En effet, leur présence a contraint les marchands à respecter les passants, dégager le trottoir et afficher les prix sur les produits exposés. Plus deux poids, deux mesures comme auparavant.

Par ailleurs, un point de vente du producteur au consommateur a été créé par l’Office des terres domaniales (OTD), sur la route de Jerba où le citoyen trouve la production agricole de l’office, avec des prix abordables, selon les clients.

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