La plateforme culturelle indépendante vouée à l’art contemporain Elbirou accueille l’exposition «Photograph-isthme» qui réunit des projets de la deuxième promotion en Master professionnel ; spécialité photographie de l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Sousse du 18 au 26 janvier.


C’est la quatrième édition abritée par Elbirou en partenariat avec l’Isbas, et qui est encadrée par Imen Bahri et Ikram Ben Brahim, artistes et enseignantes de l’Isbas. Ikram Ben Brahim compare la photographie à un isthme qui «relie deux familles antagoniques par un brin de monde. Alors que d’un côté de l’image photographique, président la présence, l’empreinte, la copie, la vérité, l’être…, siègent de l’autre côté, en vis-à-vis, l’absence, l’icône, le simulacre, le mensonge, le non-être… L’assemblage de ces dichotomies trouve son fondement dans la spécifique et singulière image photographique. Ce «photograph-isthme » relie ainsi l’apparence des choses à leur apparition, il joint le contenu à son contenant et maintient ensemble les deux faces de l’image».

Les protagonistes de cette exposition sont Barnaoui Amna, Nawrez Kacem, Nada Bouaziz, Laila Ben Amor, Noor Ch, Imen Bettaieb, Raja Ben Abdallah, Rim Farhat, Dorra Fersi, Moez Bouraoui et Meriam Boussaâda.
Ils célèbrent la fin de leurs parcours universitaires et fêtent leurs premiers pas dans le monde professionnel dans cet espace dédié à l’art. En effet, c’était l’objectif initial de cette exposition, de renforcer les liens entre la vie universitaire académique et le monde professionnel. D’ailleurs, quelques soutenances ont eu lieu à Elbirou et les jurys se sont déplacés sur place.

L’exposition présente plusieurs démarches picturales, styles et techniques particuliers en réunissant des photographies de sensibilisation contre le harcèlement, la violence et l’utilisation excessive du plastique, des séries de photos qui représentent la communauté Lgbtq dans sa diversité, qui témoignent les détails des boutiques d’artisanat et qui incarnent un corps sculpté à travers la photographie de l’arbre. On trouve aussi une installation qui fusionne le tissage et le filage, des mises en scène inspirées de la peinture classique. Les thèmes divers traités dans ces œuvres artistiques reflètent les différentes visions de chacun d’entre ces jeunes artistes en devenir.

Comme le nom de l’exposition l’indique, la « Photograph-isthme » désigne la petite ligne qui sépare le monde universitaire de la vie professionnelle. Ce n’était pas uniquement la première rencontre de ces étudiants avec le monde professionnel, mais aussi, ce fut une opportunité de présenter leur travail à un public plus large et d’avoir plus de réactions afin de développer leurs démarches artistiques et d’acquérir de nouvelles visions et techniques.
Selma et Karim Sghaier, les propriétaires de la galerie inaugurée en décembre 2015, ont tant travaillé afin de promouvoir l’art, de contribuer à la scène culturelle et de créer un cadre propice aux échanges et rencontres artistiques, destiné au public constitué de connaisseurs, d’initiés ou de profanes.

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