Partout dans le sport tunisien, du poste du ministre des Sports au simple poste de dirigeant dans un club ou dans une fédération, on remarque une tendance  criarde à écarter (par tous les moyens y compris le vote et les élections) les compétences, tous   ceux et celles qui ont un vécu et une grande expertise en sport. Ils sont des dizaines de personnes connaisseuses, honnêtes et braves avec un long vécu de sportif de haut niveau et de dirigeant notoire, même dans d’autres domaines, à choisir (à être contraints au fait) de s’isoler, de fuir  les médias, de fuir la responsabilité et même   éviter de donner des avis parce que le système actuel les a «broyés» petit à petit, les condamnant à vivre dans le passé. Ce sont des gens qui ont des idées, qui ont de la légitimité sportive et éthique et qui ont des connaissances dans le management sportif et technique, mais hélas, on leur a demandé de partir et de se contenter de suivre de loin. Ils sont acculés et contrôlés partout où ils veulent intervenir  : dans leurs clubs, les nouveaux dirigeants leur adressent un veto sec, pour ne pas dire qu’ils les humilient. Dans les fédérations, seuls ces présidents parachutés et tyrans décident de tout et mettent toutes les barrières (conditions d’éligibilité, ordres…) pour les éloigner. Regardez partout, ce sont les mêmes personnes, imbues d’elles-mêmes et obsédées  par le pouvoir, qui sont responsables du bonheur et du malheur du sport ou des clubs qu’ils dirigent. Aujourd’hui, les plateaux télé et radios, en majorité, invitent les mêmes têtes, les mêmes personnes qui n’ont aucun poids, aucune honnêteté, aucun vécu, pour répéter les mêmes choses et pour adresser les messages de leurs maîtres. On a envie que de grands messieurs et dames reviennent pour apporter leur savoir, leur grand capital de droiture et de perspicacité pour mettre de l’ordre dans ce sport tunisien. Un vœu pieux ?

Peut-être avec la solidité de l’actuel système mafieux qui agit en silence pour servir les intérêts des «gourous» du sport tunisien. Pourquoi pas alors une structure bénévole de conseil, d’expertise composée de grands noms de dirigeants, de techniciens, de journalistes et bien sûr d’ex-champions pour proposer des idées, pour évaluer le fonctionnement et les réalisations de notre sport ? Est-ce si irréalisable ? C’est que du côté des décideurs actuels en sport (qui ont une chance inouïe de se trouver là alors qu’ils ne rêvaient pas, il y a 15 ans, d’être vice-présidents de leurs structures !), on a «décidé» que de grands noms doivent prendre leur retraite, qu’ils se taisent pour céder la place aux «bouffons» des présidents de clubs et de  fédérations. Au nom d’un hommage rendu à ces grands messieurs et dames du sport tunisien, on leur fait comprendre que leur rôle en sport s’est terminé. Une retraite forcée parce qu’au fond, on craint ces noms et leurs qualités. Parce qu’au fond, ces dirigeants actuels sont vides, ils sont là pour se faire du crédit social, pour se faire de l’argent et des connaissances, et non pour servir leurs sportifs. Un boycott organisé et bien ficelé se fait depuis des années contre des gens capables de changer les choses, d’apporter un concentré d’expertise, mais que faire contre ces dirigeants perfides et qui décidant, suivent, planifient et s’approprient tout, en s’entourant de «comparses» médiocres et soumis?

De l’espoir, même infime, de voir de grands personnages du sport tunisien s’impliquer davantage et nous faire bénéficier de leur savoir, on en gardera toujours. On ne sait jamais.

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Charger plus par Rafik EL HERGUEM
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