Deux têtes d’affiche maghrébines, l’une est tunisienne et la 2e est marocaine. Neysatou ou Badiaa Bouhrizi et Oum se sont emparées successivement de la scène du théâtre de plein-air de Hammamet pendant trois heures. De l’inédit et de la découverte pour le public présent.

« Kahru Musika » est le dernier opus en date de Badiaa Bouhrizi alias Neysatou. Sonorités nouvelles et rythmes immersifs ont retenti pendant toute la performance. L’artiste portait une brassière et une crinoline, et tenait une petite valise à la main : entrée sur scène intrigante qui annonce son nouvel album. Neysatou est une valeur sûre et locale de la scène alternative tunisienne, toujours en effervescence depuis la révolution. Pendant son passage scénique, elle chante des morceaux, tels que « Ya Leytani », « Munaquadha », «Mood » ou « Orkodh ». Ses prestations de « Limits of control » ou «Patch Mama » font réagir les spectateurs présents.

La chanteuse marocaine Oum

Deux voix de femmes, des valeurs humaines et des batailles prônées, dans les deux patries, unies par une culture maghrébine commune. Leurs deux répertoires restent humains et universels.

Dans un rythme lent et long, « Oum », chanteuse marocaine engagée, prend la relève avec son quatuor de musiciens et instrumentalistes et entraîne le public dans un univers autre sur plus d’1h30 de live. « Oum » présente son 3e album « DABA », sorti depuis 2 mois. Elle l’a présenté sur scène au Maroc, et ce soir, c’est au tour du public tunisien de le découvrir. « DABA » signifie « Maintenant » ou le moment présent.

« Oum », à travers ses morceaux, invite son auditoire à la découverte : elle s’essaie à un nouveau genre musical, différent de ses deux albums précédents, et qui ont d’ailleurs fait son succès. « Daba » est un album beaucoup moins rythmé, aux textes ficelés et aux sonorités modernes, plus acoustiques et instrumentales. Une performance qui a convaincu certains, mais qui a lassé d’autres. Un registre nouveau, mais une prestation qui manque de peps, d’interaction, et des spectateurs restés sur leur faim, désireux d’écouter des morceaux anciens à succès.

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