12e édition de la Foire nationale du tapis, des tissages et des fibres végétales :Art et savoir-faire, le salon des talents créatifs

 

Des objets décoratifs, du linge de maison, de la literie,  des tapis et des habits traditionnels revisités, destinés aux femmes et aux hommes, des articles fabriqués à la main et à base de matières naturelles telles que  le lin, le coton, l’alfa. Une fusion surprenante de couleurs et de matières.

Le coup d’envoi de la 12e édition de la Foire nationale du tapis, des tissages et des fibres végétales a été donné hier, 13 décembre et se poursuivra jusqu’au 23 du mois,  au Parc de expositions du Kram.

Organisée par l’Office national de l’artisanat, la nouvelle édition de la foire se tient parallèlement à celle de la porcelaine et « Dar Déco ». Plus de 180 artisans, venus de différentes régions, participent à cette foire avec leurs créations  inspirées du patrimoine tunisien et des tissages faits main, dont notamment parures de lit,  « margoum »,  « klim », objets de décoration, paniers et couffins, sacs à main et habits pour des tenues de jour et pour les soirées. Les tapis dans cet assemblage riche et varié occupent une place de choix.

Le fait-main en coton, laine et en lin

Vers les coups de 10h30, les exposants étaient encore occupés à installer leurs stands, attendant l’arrivée des visiteurs, de potentiels clients qui seraient intéressés par les dernières  tendances en matière de literie, linge de maison, objets de décoration…

Le stand de l’exposant Walid réservé aux tapis tissés à la main propose des articles fabriqués à base de coton, de  laine, de lin…  dont notamment des tapis de différentes dimensions, ornés de designs inspirés du patrimoine  tunisien (berbère, amazigh). « Nous offrons à notre clientèle des articles de qualité faits main  qui correspondent à leurs besoins et leur goût. Plusieurs choix s’offrent à eux pour ce qui concerne les matériaux. Par exemple, ceux qui sont allergiques à la laine, peuvent trouver des articles en lin ou en coton pour décorer leurs maisons. Quant aux prix, ils varient selon la dimension de l’article et de la matière avec laquelle il a été fabriqué. Toutes les bourses peuvent trouver leur compte, de 40 dinars pour un tapis d’entrée jusqu’à 250 dinars pour un tapis de 3 mètres », explique notre exposant. Quant au design  qui orne ces  tapis, on y trouve les signes berbères, tels que les losanges,  le symbole de l’olivier, le jasmin,  le style baroque….

« Pour les couleurs, nous proposons  des couleurs neutres, telles que le grège, le blanc cassé, le beige…  qui se marient bien avec  toutes sortes de couleurs, ainsi que le rouge Boudreau (un classique du style baroque),  le client aura le choix de choisir l’article qui ira avec la décoration intérieure de sa maison », ajoute Walid.

Les poufs, fauteuils et coussins s’inspirent des couleurs et des designs traditionnels, le rouge bordeaux est une couleur très prisée par les clients

Formes et signes amazigh 

Juste en face de ce stand,  c’est la créatrice  Monjia, de Sidi Bouzid,  qui n’a jamais raté une édition de cette foire depuis des années. Elle propose des parures de lit, du linge de maison (rideaux, nappes  et des sets de table, des jetés, des tapis…) à base de laine, en beige clair, avec des bordures dorées et des motifs berbères. «  Issus du hayek et inspirés principalement d’une tenue masculine traditionnelle populaire dans le sud, j’ai confectionné des rideaux, des parures de lit, des nappes et des tapis  pour décorer la maison. Côté esthétique, c’est les motifs « la main de Fatima », « les formes et signes amazigh », d’inspiration traditionnelle ornant ces créations, pour une touche de modernité.

« Pour le côté fonctionnel et pratique du linge de maison (rideaux, draps, tapis…),  la matière avec laquelle les pièces ont été fabriquées, la laine,  a l’avantage d’absorber  la chaleur pendant l’été et de rafraîchir la maison  et de bien tenir la chaleur pendant la saison hivernale » , précise la créatrice. D’autres objets de décoration et d’accessoires  s’inscrivant dans la même thématique des couleurs et de matières ont été proposés par l’exposante Monjia.

Savoir-faire et croyances

Nous y trouvons des accroches murales en macramé, des « dream caption » qui s’accrochent en « tête de lit » pour évacuer les mauvais esprits et les énergies négatives. Les prix des articles  varient de 80 à 150 dinars. Côté habillement, Monjia, de Sidi Bouzid, propose à ses clients des capes, des « kachabia» féminine, de différents styles et couleurs, avec pompons, en couleur unie ou à carreaux et même des capes pailletées pour les  fêtes  et les tenues de soirée.

Le patrimoine djerbien était présent avec sa  célèbre « capeline », son  couffin fabriqué  à base de  « halfa », ses objets de décoration  qui peuvent être fonctionnels  (des boîtes de rangement de différents couleurs et formats, des corbeilles de pain ). Les prix proposés pour ces articles faits main sont plus au moins abordables : des couffins stylés, des paniers qui peuvent servir de sacs de plage ou de sacs à main… dont les prix varient entre 40 et 60 dinars. Pour les corbeilles « de pain », ils sont vendus entre 10 et 20 dinars.

La foire fait la part belle aux créations de meubles (poufs, canapés, fauteuils, coussins…) qui s’inspirent des couleurs et des designs traditionnels, le rouge Bordeaux, le vert olive, pour les sacs à main, les bijoux, les porte-clés et les petits objets fétiches. C’est pour tous les goûts et toutes les bourses, chacun, chacune peut y trouver son bonheur.

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