«Alwen» de Zine Hadded au Festival de la Médina : Un assortiment musical coloré

 

Zine Hadded, chanteur studieux et appliqué, a rencontré le public du Festival de la Médina, jeudi dernier au Théâtre municipal de Tunis pour lui présenter son spectacle à thème «Alwen» (Couleurs), qui se décline en plusieurs parties, dédié à la chanson tunisienne, celle de son propre répertoire ainsi que des reprises des mélodies du patrimoine musical tunisien. 

Depuis quelques années, Zine Hadded s’est tourné vers les concerts à thème, dont «Dawlet El Ochek», réservé à ses propres morceaux musicaux : «Koutouf Arabia», spectacle de musique religieuse d’influence sonore arabe ; un autre concert «Mahla la Ballade» dédié au malouf et chansons tunisiennes, ponctué de titres de chansons françaises : «Les trois étoiles» est une rencontre scénique entre trois musiciens arabes de différentes religions. Ce concert est porteur de messages de tolérance, de paix et de cohabitation entre religion monothéiste. Un autre concert «Sur les rives de la Méditerranée» a réuni trois virtuoses de Tunisie, France et Italie, dont l’idée est de raconter l’histoire commune et millénaire entre ces trois pays des deux rives : et le dernier en date «Alwen», un cocktail bien achalandé de chants profanes et sacrés.        

Avant de se présenter sur scène, le public a eu droit à une projection d’un vidéoclip d’une chanson intitulée «Ô Ghaza», un hommage au peuple palestinien meurtri par une guerre qui dure depuis des mois. Écrite par Houssem Baghdadi, composée par Nidhal Choua et interprétée par Zine Hadded, la chanson décrit sur un ton grave et mesuré les souffrances des Gazaouis et leur résistance face à l’ennemi.

Sous la direction du maestro Abdelbasset Mtsahel, d’un orchestre de musiciens et d’une chorale de voix féminine et masculine, Zine Hadded, vêtu de l’habit traditionnel «Jebba», a proposé, durant deux heures un spectacle qui a débuté par une «Wasla» tunisienne puis des mélodies de son propre répertoire : «Fi Aidek Nahdilek Warda», «Ya Moulet El Ain Lkahla», «El Achaga», des compositions romantiques qui flattent la beauté de la femme et son charme. Puis, il a enchaîné avec un bouquet de chants religieux du Maroc.

Leila Hjaiej de la partie

Dans la seconde partie du concert, Zine Hadded a gratifié l’assistance d’une belle invitée surprise : Leila Hjaiej qui a interprété une palette de chansons tunisiennes.

Dans la seconde partie du concert, Zine Hadded a gratifié l’assistance d’une belle invitée surprise, Leila Hjaiej. Cette dernière toujours aussi élégante que raffinée a interprété une palette de chansons tunisiennes, telles que «Essahira», le chef-d’œuvre de Oulaya signée par le parolier Jaâfer Majed et le compositeur Mohamed Ridha, puis «Habibi Ya Ghali» de Naâma composée par Ridha Kalai et enfin «Dinya Blech Inti» de Sadok Thraya qu’elle a chantée en duo avec Zine Hadded et le public enthousiaste qui a repris le refrain. Après ce passage salué par les spectateurs, Zine Hadded a tenu à rendre hommage à trois illustres artistes : Sadok Thraya (Jninet Darek et El Bareh Nahlem Bil Ghanja), Mohamed Jamoussi (une chanson tirée du film égyptien «Nahed» dont il était l’interprète aux côtés de Youssef Wahbi) et Ali Riahi (Ana Nghir) qu’il considère comme ses maîtres. Pour finir, l’artiste a cédé la place à deux jeunes talents qui ont interprété en duo la célèbre mélodie «El Ain Ali Matchoufakchi» de Lotfi Bouchnak. En somme, Zine Hadded a rempli son contrat et mérité les ovations nourries du public venu en nombre à cette soirée ramadanesque proposée par le Festival de la Médina.

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