On a beau vouloir s’inscrire dans une alternative de contrepoids, ou encore d’une certaine contrepartie, ne serait-ce que pour compenser les pertes subies par un grand nombre d’hôteliers Tunisiens après la faillite du Tour Opérateur Thomas Cook, mais les bonnes solutions, les vraies, les bonnes volontés aussi, sont toujours absentes.

Notamment de la part de la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie qui ne fait, semble-t-il, que pousser au paroxysme une «logique» d’intérêts personnels qui foule aux pieds le sens de la solidarité, pourtant fortement souhaité dans ce genre de situation.

Pas de cellule de crise, pas de réactivité, encore moins les procédures destinées à saisir les avoirs du Tour Opérateur en question, tels que les avions.

La capacité à décider et agir est la marque des grands responsables. Le choix qui devait être relayé dans les différentes perspectives et alternatives pour faire face aux dérives engendrées par la faillite de Thomas Cook consistait pourtant à donner les moyens nécessaires aux hôteliers touchés par cette faillite pour récupérer leur droit.

Comme il y a quelques hôteliers qui ont vite réagi pour essayer de trouver une solution juridique susceptible de compenser les pertes, d’autres se contentent d’observer, et ne réagissent que lorsqu’ils sentent que leurs intérêts risquent d’être touchés.

A vrai dire et dans un contexte plus que jamais contraignant, ce sont les enjeux extérieurs qui dictent les actes.

Les propos et le cri de détresse de l’ancien gouverneur de la Banque Centrale, Chedly Ayari, résonnent encore à nos oreilles, notamment lorsqu’il se demandait « où était passé l’argent du tourisme? ».

Lorsque la vocation de responsables mandataires s’abaisse ainsi par des actes dont le tourisme risque de ne pas se relever de sitôt, on n’en voit pas, sinon très peu, du côté de la Fédération ceux qui font vraiment l’unanimité aujourd’hui dans l’entourage du secteur.

Ils sont devenus d’ailleurs la cible de critiques de plus en plus virulentes. N’ayant rien oublié de leurs privilèges et sûrs de leur bon droit, ils sont devenus indifférents aux malheurs des autres.

La Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie ne sait plus où elle va, ni comment elle va.

A aucun moment en tout cas, ses membres ne donnent l’impression de pouvoir remédier à une situation devenue insoutenable pour la plupart de ses adhérents…

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2 Commentaires

  1. Ludwik

    12/10/2019 à 19:59

    C’est vraiment une faillite de mauvaise on parle de plusieurs enquêtes dans plusieurs pays …tout est publique, des centaines d’hôteliers tunisiens espagnols marocains grecs égyptiens…ont livré une excellente prestation de services pour 1,3 millions de touristes qui ont payés Thomas Cook mais Thomas Cook n’a pas remboursé les hôteliers et ceci depuis des mois avant la faillite , juste à titre d’exemple la journée de la faillite il y avait 209 000 touristes dans les différents hôtels sur la terre parmi eux 143 000 britanniques …les hôteliers ont payé leurs emploies leurs taxes la nourriture des touristes leurs transferts leur nettoyage leurs boires et ….qui assume ça ,elle est où l’argent ….les américains les espagnoles les grecs enquêtent l’Espagne a débloqué plus que 300 millions pour l’aide des hôteliers ,l’Allemagne 360 millions d’euro pour soutenir Condor car ces avions sont En majorité enregistrés Thomas Cook ….un scandale qui ne doit pas resté sous silence en Tunisie , on parle qu’un corps policier dans la terre est entrain d’enquêter sur ce dossier …à suivre

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  2. fethi hamila (Hotelier)

    14/10/2019 à 21:56

    c’est bien simple ce coup est premedité ils ont attendu le rapatiement de leur centieme avion pour declarer leur faillite.parcequ’ils etaient reservés par accord et ,en compensation à leur banquiers anglais afin de retarder la declaration de faillite aprés la saison !

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