La page du match des quarts de finale à Bousalem a été rapidement tournée par les Gabésiens pour se tourner vers l’essentiel et se concentrer, ce qui importe le plus en ce moment : le dernier virage du championnat et la nécessité, l’urgence même de s’éloigner à petits pas de la queue du peloton. Le match retard de cet après-midi comptant pour la 21e journée est le début de l’opération sauvetage. Chaque point grappillé vaut désormais son pesant d’or et les échecs sont quasiment interdits. Mais la tâche n’est pas du tout facile devant une Espérance qui n’est pas encore hors du danger d’être mathématiquement rattrapée après le succès de ses deux poursuivants qui sont le CSS et l’ESS.
Mourad Okbi ne cache pas que la mission d’aujourd’hui à Radès est des plus délicates et va même jusqu’à insinuer qu’elle est quasi impossible. «L’Espérance à Tunis, c’est un gros morceau même pour les grosses cylindrées, affirme-t-il. Que dire alors d’un SG se trouvant dans le trio du bas du tableau qui jouera crispé, avec la peur au ventre pour éviter une défaite qui ne ferait qu’accentuer la pression pour les 5 dernières rencontres qui nous restent à disputer et nous mettrait de plus en plus dos au mur. Bien sûr, l’idéal pour nous, c’est trois points, même si ça semble un pari osé, mais pour un nul, je suis prêt à signer tout de suite et des deux mains».

Ali Kalaï : l’énigme
La seule chose qui n’arrête pas de chiffonner le coach de la «Stayda», c’est le compartiment défensif avec la petite forme de Ali Kalaï qui a repris sa place dans les buts après avoir été écarté durant plusieurs semaines de ce poste-clé, mais qui assume une part de responsabilité dans les deux buts encaissés à Bousalem. Le portier gabésien n’est pas à coup sûr dans son assiette avec le différend financier qui l’oppose à son club et le retard dans le versement de ses rémunérations. Les soucis de Mourad Okbi ne s’arrêtent pas là, puisque, si sur les deux flancs de la défense, les solutions ne manquent pas avec la paire Samuel Ataxite-Ayoub Tlili, constamment en ballottage côté droit et le jeune Mohamed Amine Hamrouni qui s’impose et convainc sur son couloir gauche, au niveau de la charnière centrale, il n’y a pas de quoi être rassuré ou confiant. Ali Hammami, longtemps pièce maîtresse de l’axe de la défense, est de plus en plus sur la sellette ces derniers temps et la paire Ahmed Ammar-Mourad Zahou, improvisée par manque d’autres solutions, est loin de donner satisfaction et avec une Espérance qui joue assez bien la profondeur et les ballons dans l’intervalle, ça risque de faire des ravages. Le seul compartiment en qui Mourad Okbi a espoir de créer la bonne surprise, c’est son attaque avec un fer de lance qui revient de très loin Lamjed Ameur (2 buts à Bousalem) et à un degré moindre l’entrejeu, où le trio Mida-Ragoubi-Melliti peut faire avec réussite la transition et donner le parfait équilibre longtemps recherché.
Hédi JENNY

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