Al Joumhouri a appelé, mercredi, à remettre le processus de la justice transitionnelle sur les rails et à annuler toutes les lois qui favorisent la culture de l’impunité.

 » La justice transitionnelle est un processus complémentaire fondé sur le dévoilement de la vérité, la redevabilité, le dédommagement et la réforme des institutions pour une meilleure réconciliation, a-t-il ajouté dans une déclaration rendue publique ce mercredi.

Le parti régit à une vidéo relayée récemment sur les réseaux sociaux, dans laquelle le président du conseil de la Choura d’Ennahdha Abdelkarim Harouni demande au chef du gouvernement d’activer le Fond de dignité et de réhabilitation des victimes de la dictature (al-Karama) pour l’indemnisation avant le 25 juillet, des sympathisants du parti, victimes de la répression et de la tyrannie sous l’ancien régime.

Pour Al joumohouri, se contenter du dédommagement des victimes de la dictature, risque de compromettre le processus de la justice transitionnelle. Des lois qui vont à l’encontre de la justice transitionnelle ont été promulguées « , s’est indigné le parti, citant à titre d’exemple, la loi sur la réconciliation administrative et la loi relative à la relance de l’économie, et au règlement des infractions de change.

Le président de l’Instance générale des résistants, des martyrs et blessés de la révolution et des opérations terroristes, Abderrazzek Kilani, avait annoncé, en début de l’année, l’ouverture d’un compte de dépôt auprès du Trésor public pour le dédommagement des victimes de la révolution, conformément au décret gouvernemental n° 2018-11.

 » Il s’agit d’une action pour soutenir le Fonds al Karama (la Dignité) « , avait-il précisé.

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