« Pour libérer nos collègues retenus en Libye, nous avons collecté les 100 mille dinars exigés, sans aucune aide de l’Etat », regrette Chemseddine Bourassine, porte-parole de l’Association Le pêcheur pour le développement et l’environnement


Les deux grands ports de pêche au Sud-Est, celui de Zarzis et celui d’El-Ketf de Ben Guerdane, sont pratiquement paralysés depuis une quinzaine de jours ou plus. Les chalutiers et les bateaux sont  attachés au quai,  alors que les marins-pêcheurs sont au chômage à cause des agissements et des menaces de quelques milices libyennes armées, selon leurs dires : « Ces menaces et ces attaques ont eu lieu dans les eaux territoriales tunisiennes, étant donné qu’on n’a jamais franchi illégalement la frontière entre les deux pays ».

Ces marins-pêcheurs ont beau observer un sit-in au port, tenir une manifestation pacifique au centre-ville pour attirer l’attention des autorités régionales, mais rien n’y fit. Conséquence : durant cette période, la pénurie de poissons devient manifeste et le prix a augmenté d’une façon vertigineuse, à Zarzis.

Chemseddine Bourassine, porte-parole de l’Association Le pêcheur pour le développement et l’environnement,  ne mâche pas ses mots : « Le secteur de la pêche, au Sud, est complètement boycotté par la tutelle durant ces dix dernières années. Dernièrement, des marins tunisiens ont été arrêtés par des milices armées libyennes alors qu’ils pêchaient dans les eaux territoriales tunisiennes. Ils ont été gardés en otage. Leurs biens ont été confisqués. On a beau espérer que les autorités compétentes interviendront pour résoudre ce problème auprès de nos voisins, mais en vain, sachant que nous avons signé un accord sur ce genre d’incident, dans la ville de Zouara. Actuellement, ce sont les gardes-côtes de Zaouia et d’autres milices qui nous empêchent de travailler », finit-il par dire.

« Pour libérer nos collègues retenus en Libye, nous avons ramassé les 100 mille dinars exigés, sans aucune aide de l’Etat », regrette-t-il.

Mercredi, les marins-pêcheurs ont haussé le ton, en déplaçant leurs bateaux et en les immobilisant à l’entrée et à la sortie du port commercial pour bloquer toute activité vers ce port qui jouxte le port de pêche.

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Charger plus par Dhaou MAATOUG
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