Une entreprise installée en France et fondée par un Tunisien fabrique un semoir qui injecte directement les semences dans le sol sans le labourer, ce qui permet de préserver ce dernier de la dégradation et de l’érosion.

On ne compte plus le nombre de Tunisiens qui se distinguent à l’étranger par leur compétence et leur implication dans la promotion des divers secteurs et filières des pays d’accueil.  Lotfi Frikha en fait partie. Cofondateur d’une entreprise spécialisée dans la fabrication de machines agricoles, ce dernier a mis au point, avec  une équipe de travail constituée d’ingénieurs, de techniciens, d’ouvriers… une machine agricole basée sur une technologie de pointe qui permet de semer directement le sol sans le labourer afin de ne pas détériorer ce dernier. Ce semoir semi-direct, qui est une technologie unique en France, améliore le rendement des grandes superficies agricoles, réduit l’usage des engrais et l’exploitation intensive du sol, limite la dégradation et l’appauvrissement de leur composition et les rend moins vulnérable à l’érosion. «Le labour appauvrit la vie et la fertilité du sol», selon les Frikha, fondateurs de l’entreprise française implantée dans la région des Deux-Sèvres en France. Cette machine, dont la dimension, est comprise entre 2 et 8 mètres de long, et qui trace des sillons d’une précision chirurgicale pour y injecter les semences sans martyriser les micro-organismes qui vivent dans le sol, encourage l’agriculture de conservation respectueuse de l’environnement.  Moins de libération de gaz de serre, moins d’intrants chimiques, moins d’utilisation de carburant et un meilleur rendement grâce à la préservation de la matière organique du sol…ce semoir technologique, qui a l’aval des écolos et qui est exporté dans plusieurs pays étrangers où il rencontre un grand succès auprès des agriculteurs désireux de préserver leurs terres et l’environnement, n’a pas encore trouvé preneur en Tunisie, où l’agriculture intensive continue à être pratiquée et où la protection de l’environnement reste le cadet des soucis des petits agriculteurs plus préoccupés par la survie de leur activité.

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